Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Matériel et méthodes
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certaines hypothèses dont la validité avait été remise en cause : c’est la méthode du ∆C*. Cette
nouvelle méthode, basée sur un traceur semi-conservatif 𝛥C* et l’âge des masses d’eau, a
d’abord été testée dans l’Océan Atlantique Nord (Gruber et al., 1996), puis pour d’autres
bassins océaniques (e.g., Gruber, 1998; Sabine et al., 1999, 2002). Sabine et al. (2004) étend,
par la suite, cette méthode à l’échelle globale.
En 1998, Peng et al. (1998) proposent une autre sorte de modèle qui consiste en une
comparaison entre deux périodes de temps différentes dans l’océan indien. La différence est
considérée refléter le piégeage de CO2 anthropique sur cette période de temps. L’année
suivante, Goyet et al. (1999) développent une autre approche basée sur une analyse
multiparamétrique optimale du mélange, plus connue sous le nom de la méthode MIX. En
utilisant les données de la section WOCE I1 (nord de l’océan Indien).
Touratier et Goyet développent en 2004 un nouveau traceur quasi-conservatif « TrOCA »
(Touratier et Goyet, 2004a). Cette approche a été appliquée pour la première fois à l’océan
Atlantique, puis améliorée par la suite par les mêmes auteurs pour une meilleure estimation des
conditions préindustrielles (Touratier et al., 2007).
Une autre technique d’estimation du carbone anthropique est définie par Friis (2006). Cette
dernière est beaucoup plus orientée vers la thermodynamique et est basée sur la technique de
calcul inverse de Poisson et Chen (1987).
Une autre approche prometteuse consiste à effectuer un forçage des OGCMs multidisciplinaires
par des observations directes des variables du carbone (e. g., Fletcher et al., 2006).
Méthodes sélectionnées
Afin d’estimer la quantité de C
ant
séquestré par le bassin Algérien, de la période préindustrielle
à l’année 2014, une étude comparative de différentes méthodes s’avère nécessaire afin
d’évaluer les quantités séquestrées par cette mer qui arbore des caractéristiques très
particulières.
En étudiant la littérature, nous remarquons rapidement que la communauté scientifique n’est
pas unanime quant à la meilleure méthode de calcul de la concentration du C
ant
, même si la
simplicité de la méthode TrOCA en a fait la méthode la plus utilisée. Néanmoins, les exercices
d’inter-comparaison restent, actuellement, la meilleure façon d’appréhender les lacunes de
chaque méthode. Cette problématique a fait l’objet de mon magister (Keraghel, 2014) dans
lequel quatre méthodes directes ont été comparées (TrOCA, C*, Chen et Millero et les séries
temporelles). Ce travail s’était attardé sur les points forts et les lacunes de chaque méthode et a
mis en avant l’efficacité relative de la méthode de Chen et Millero (1979) pour la Méditerranée.
Dans la continuité du travail précédemment entamé, deux méthodes directes sont retenues : La
méthode de Touratier et al. (2007) (TrOCA) ainsi qu’une réadaptation de la méthode de Chen
et Millero (1979) pour le bassin Algérien (MCM). Ce choix est justifié, également, par la
simplicité, le grand champ d’application, la robustesse des hypothèses sur lesquelles ces
méthodes directes sont fondées ainsi que par leur facilité relative d’adaptation aux conditions
spécifiques de la Méditerranée.
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