Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Matériel et méthodes
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SLA (Sea Level Anomaly) atteignant 0,35 m, centré dans la partie Est du bassin Algérien à
38,2°N/5,8°E.
Figure 20: Distribution des stations de la campagne SOMBA superposée à la carte de l’anomalie du
niveau de la mer (Sea Level Anomaly) exprimée en mètre pour le 16 Août 2014 (“Copernicus Marine
Environment Monitoring Service,” 2017). Les stations en blanc correspondent à celles où les
paramètres du système des carbonates ont été échantillonnés
Calcul des facteurs tampon
La capacité de l'océan à absorber le CO2 atmosphérique est limitée du fait de l'équilibre des
carbonates. L'eau de mer a donc cette capacité à tamponner une augmentation de CO2
atmosphérique, par réajustement de l'équilibre chimique. Afin d’estimer la capacité du bassin
Algérien à résister au réchauffement des eaux et à l’augmentation des taux de carbone dans
l’eau, une étude de la capacité tampon de l’eau a été réalisée. Nous nous sommes inspirés pour
cela des travaux d’Álvarez et al. (2014), en calculant le facteur de Revelle ainsi que les facteurs
tampon proposés par Egleston et al. (2010).
Facteur de Revelle
Le pouvoir tampon de l'eau de mer est caractérisé par le facteur de Revelle, R, qui exprime le
rapport entre la variation relative de la pCO2 dans l'atmosphère et la variation relative du TCO2
correspondante, à alcalinité, température et salinité constantes dans l'eau de mer en équilibre
avec l'atmosphère (Revelle et Suess, 1957) :
í µí± =
(∆ )
⁄
(∆ )
⁄
(8)
pCO2 et TCO2 correspondent à la pression partielle du CO2 (µatm) et à la concentration
du carbone inorganique total (µmol/kg), respectivement ;
ΔpCO2 : Variation relative de la pCO2 dans l’atmosphère (µatm) ;
ΔTCO2 : Variation relative de TCO2 (µmol/kg).
Ce facteur dont la valeur moyenne est proche de 10 varie avec la température. Il est de l'ordre
de 8 dans les eaux chaudes (30°C) et de 14 dans les eaux froides (2°C). Ce qui signifie que plus
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SLA (Sea Level Anomaly) atteignant 0,35 m, centré dans la partie Est du bassin Algérien à
38,2°N/5,8°E.
Figure 20: Distribution des stations de la campagne SOMBA superposée à la carte de l’anomalie du
niveau de la mer (Sea Level Anomaly) exprimée en mètre pour le 16 Août 2014 (“Copernicus Marine
Environment Monitoring Service,” 2017). Les stations en blanc correspondent à celles où les
paramètres du système des carbonates ont été échantillonnés
Calcul des facteurs tampon
La capacité de l'océan à absorber le CO2 atmosphérique est limitée du fait de l'équilibre des
carbonates. L'eau de mer a donc cette capacité à tamponner une augmentation de CO2
atmosphérique, par réajustement de l'équilibre chimique. Afin d’estimer la capacité du bassin
Algérien à résister au réchauffement des eaux et à l’augmentation des taux de carbone dans
l’eau, une étude de la capacité tampon de l’eau a été réalisée. Nous nous sommes inspirés pour
cela des travaux d’Álvarez et al. (2014), en calculant le facteur de Revelle ainsi que les facteurs
tampon proposés par Egleston et al. (2010).
Facteur de Revelle
Le pouvoir tampon de l'eau de mer est caractérisé par le facteur de Revelle, R, qui exprime le
rapport entre la variation relative de la pCO2 dans l'atmosphère et la variation relative du TCO2
correspondante, à alcalinité, température et salinité constantes dans l'eau de mer en équilibre
avec l'atmosphère (Revelle et Suess, 1957) :
í µí± =
(∆ )
⁄
(∆ )
⁄
(8)
pCO2 et TCO2 correspondent à la pression partielle du CO2 (µatm) et à la concentration
du carbone inorganique total (µmol/kg), respectivement ;
ΔpCO2 : Variation relative de la pCO2 dans l’atmosphère (µatm) ;
ΔTCO2 : Variation relative de TCO2 (µmol/kg).
Ce facteur dont la valeur moyenne est proche de 10 varie avec la température. Il est de l'ordre
de 8 dans les eaux chaudes (30°C) et de 14 dans les eaux froides (2°C). Ce qui signifie que plus
