Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | La Méditerranée
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de 1999 à 2000 (Bégovic et Copin-Montégut, 2002) a révélé également une amplitude
importante de variation de la pCO2 (120 µatm à 300–420 µatm) qui est principalement due aux
variations de température (13 à 26 °C) lesquelles sont contre balancées par la production
biologique au printemps et par le mélange vertical en automne.
D’après Bégovic et Copin-Montégut (2002), la mer est un puits de CO2 de l’automne au début
du printemps et une source durant le reste de l’année. La variabilité interannuelle est plus
prononcée en 1999–2000 (Copin-Montégut et al., 2004) qu’entre 1995 et 1997 (Hood et
Merlivat, 2001). Elle serait liée aux variations de la vitesse du vent ou bien à des périodes de
plus forte productivité biologique. Copin-Montégut et al. (2004) estiment que durant leur
période d’études, toute la zone étudiée était un puits moyen de CO2 atmosphérique.
Hood et Merlivat (2001) suggèrent que les flux annuels peuvent être assez bien prédits par
l’utilisation des données satellitaires ou des SST dérivées à partir de modèles (erreur de ±7 à
10%) et de la vitesse du vent. C’est pour cette raison que l’estimation de la pCO2 sur l’échelle
de toute la Mer Méditerranée a pu être réalisée à travers des modèles numériques.
Une première estimation a été entreprise par D’Ortenzio et al. (2008) en utilisant des données
satellitaires injectées à un modèle unidimensionnelle (1D) couplé (physique-biologie-chimie)
entre 1998 et 2004. La pCO2 simulée montre un gradient croissant permanent Ouest-Est, corrélé
avec les températures de surface (Gemayel et al., 2015; Rivaro et al., 2010; Taillandier et al.,
2012). Les maxima de pCO2 (~500 μatm) sont notés au niveau de la mer Ionienne et Levantine
durant l’été, et les minima sont enregistrés dans la région de la mer d’Alboran (~250 μatm en
hiver et 300 μatm en été).
Les valeurs extrêmes et l’amplitude du cycle saisonnier diffèrent entre les deux bassins de la
Méditerranée : le bassin oriental est une source de CO2 pour l’atmosphère (350 et 500 μatm),
alors que l’occidental est un puits (250 μatm), en particulier en hiver (Figure 12). La Mer
Méditerranée, prise dans son ensemble, est proche de l’équilibre et se comporte comme un léger
puits de CO2 (-0,015 10
12
mol C/an). Ce qui est en accord avec les résultats d’études antérieures
basées sur des méthodes indirectes (Copin‐Montégut, 1993). Les variations du TCO2 dans la
couche de mélange de la Méditerranée seraient contrôlées principalement par les échanges airmer et la biologie (près de 40 % chacun), alors que le terme du mélange présente un moindre
impact.
Une remarquable stabilité existe d’une année à une autre concernant la période à laquelle la
couche de surface océanique passe d’un puits de carbone à une source (Mars-Avril pour le
bassin oriental et Février-Mars pour le bassin occidental). Le deuxième changement se produit
en Septembre quels que soient l’année ou le bassin. Cette stabilité est observée en dépit de la
variabilité interannuelle de la biologie, du mélange et de l’échange air-mer (D’Ortenzio et al.,
2008).
Une étude menée par Louanchi et al. (2009), qui a permis la reconstruction du TCO2, AT et
pCO2 dans la couche de mélange entre les années 1960 et 1990, a estimé que la Méditerranée
est passée d’une source de CO2 vers l’atmosphère (0,62 Tg C/an) dans les années 60 à un puits
dans les années 90 (-1,98 Tg C/an). D’après ces auteurs, le cycle annuel de la fugacité du CO2
en surface est conditionné principalement par les variations de température des eaux, alors que
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de 1999 à 2000 (Bégovic et Copin-Montégut, 2002) a révélé également une amplitude
importante de variation de la pCO2 (120 µatm à 300–420 µatm) qui est principalement due aux
variations de température (13 à 26 °C) lesquelles sont contre balancées par la production
biologique au printemps et par le mélange vertical en automne.
D’après Bégovic et Copin-Montégut (2002), la mer est un puits de CO2 de l’automne au début
du printemps et une source durant le reste de l’année. La variabilité interannuelle est plus
prononcée en 1999–2000 (Copin-Montégut et al., 2004) qu’entre 1995 et 1997 (Hood et
Merlivat, 2001). Elle serait liée aux variations de la vitesse du vent ou bien à des périodes de
plus forte productivité biologique. Copin-Montégut et al. (2004) estiment que durant leur
période d’études, toute la zone étudiée était un puits moyen de CO2 atmosphérique.
Hood et Merlivat (2001) suggèrent que les flux annuels peuvent être assez bien prédits par
l’utilisation des données satellitaires ou des SST dérivées à partir de modèles (erreur de ±7 à
10%) et de la vitesse du vent. C’est pour cette raison que l’estimation de la pCO2 sur l’échelle
de toute la Mer Méditerranée a pu être réalisée à travers des modèles numériques.
Une première estimation a été entreprise par D’Ortenzio et al. (2008) en utilisant des données
satellitaires injectées à un modèle unidimensionnelle (1D) couplé (physique-biologie-chimie)
entre 1998 et 2004. La pCO2 simulée montre un gradient croissant permanent Ouest-Est, corrélé
avec les températures de surface (Gemayel et al., 2015; Rivaro et al., 2010; Taillandier et al.,
2012). Les maxima de pCO2 (~500 μatm) sont notés au niveau de la mer Ionienne et Levantine
durant l’été, et les minima sont enregistrés dans la région de la mer d’Alboran (~250 μatm en
hiver et 300 μatm en été).
Les valeurs extrêmes et l’amplitude du cycle saisonnier diffèrent entre les deux bassins de la
Méditerranée : le bassin oriental est une source de CO2 pour l’atmosphère (350 et 500 μatm),
alors que l’occidental est un puits (250 μatm), en particulier en hiver (Figure 12). La Mer
Méditerranée, prise dans son ensemble, est proche de l’équilibre et se comporte comme un léger
puits de CO2 (-0,015 10
12
mol C/an). Ce qui est en accord avec les résultats d’études antérieures
basées sur des méthodes indirectes (Copin‐Montégut, 1993). Les variations du TCO2 dans la
couche de mélange de la Méditerranée seraient contrôlées principalement par les échanges airmer et la biologie (près de 40 % chacun), alors que le terme du mélange présente un moindre
impact.
Une remarquable stabilité existe d’une année à une autre concernant la période à laquelle la
couche de surface océanique passe d’un puits de carbone à une source (Mars-Avril pour le
bassin oriental et Février-Mars pour le bassin occidental). Le deuxième changement se produit
en Septembre quels que soient l’année ou le bassin. Cette stabilité est observée en dépit de la
variabilité interannuelle de la biologie, du mélange et de l’échange air-mer (D’Ortenzio et al.,
2008).
Une étude menée par Louanchi et al. (2009), qui a permis la reconstruction du TCO2, AT et
pCO2 dans la couche de mélange entre les années 1960 et 1990, a estimé que la Méditerranée
est passée d’une source de CO2 vers l’atmosphère (0,62 Tg C/an) dans les années 60 à un puits
dans les années 90 (-1,98 Tg C/an). D’après ces auteurs, le cycle annuel de la fugacité du CO2
en surface est conditionné principalement par les variations de température des eaux, alors que
