Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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atlantiques et le Liguro-provençal par le brassage vertical de ses eaux en période de faible
stratification. Ces zones sont connues pour leur productivité.
La variabilité des flux liée à celle des vitesses de vent est plus marquée en hiver et au printemps,
un peu moins en été et négligeables en automne. De même, les sous bassins Alboran et Algérien
sont les plus affectés par la variabilité des vents. Selon Wanninkhof et Triñanes (2017) qui ont
étudié l’effet des variations des vitesses de vent sur les transferts de gaz entre l’eau et
l’atmosphère, les flux sortant de l’océan sont beaucoup plus influencés par des changements
dans la gamme des vitesses de vents qui sont faibles à intermédiaires. Les flux entrants, quant
à eux, sont impactés plutôt par des changements dans les vents forts. L’hiver et le printemps
sont effectivement les saisons qui présentent les vents les plus forts de l’année et qui
représentent des puits de CO2. Malgré la présence de vents importants durant l’hiver dans le
Liguro-provençal, la contribution du vent reste assez faible étant donné que les flux sont
également affectés par la biologie et la salinité à parts égales. Ceci prouve la complexité des
processus qui ont lieu dans cette région.
La Figure 53 représente les flux annuels moyens de CO2 à l’interface air-mer pour l’année 2011,
à travers lesquels le caractère de source domine sur l’ensemble du bassin, à l’exception de la
zone qui fait face au golfe du Lion et qui est caractérisée par un flux net négatif (puits) ainsi
que le sous bassin Alboran qui est très proche de l’équilibre. Le flux net de CO2 a été estimé
entre +0,17 et +0,24 Téramole C/an.
Le Tableau 26 résume les résultats d’estimations antérieures du flux de CO2 dans différentes
régions Méditerranéennes. D’une manière générale, les résultats de la présente étude entrent
dans la même gamme. Les études menées dans la Méditerranée Nord-Ouest confirment que
cette zone agit en moyenne comme un puits de CO2. Les études ayant considérées la
Méditerranée dans son ensemble montrent une variabilité interannuelle. La Méditerranée aurait
joué le rôle d’une faible source dans les années 1960s (Louanchi et al., 2009) puis d’une source
plus importante dans les années 1980s (Taillandier et al., 2012), pour passer à un puits dans les
années 1990s et 2000s (D’Ortenzio et al., 2008; Louanchi et al., 2009; Taillandier et al., 2012).
Néanmoins, en considérant le bassin occidental seulement, Taillandier et al. (2012) estiment
que le bassin a agi comme un puits durant les années 1980s et 2000s, prouvant que le signal de
Formules
utilisées
F CO2
(T mol C/an)
(Wanninkhof,
2014)
+ 0,21
(Wanninkhof et
al., 2009)
+ 0,17
(Sweeney et al.,
2007)
+ 0,23
(Ho et al., 2011)
+ 0,24
Figure 53: Flux annuels moyens de CO2 à l’interface air-mer (année 2011) en Giga-moles C/an
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