Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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Etant donné la similarité des résultats pour les équations testées ainsi que les valeurs moyennes
données par l’équation de Wanninkhof (2014), ce sont les résultats de cette dernière qui vont
être représentés dans la suite de ce travail. Il est important de noter néanmoins que selon
Wanninkhof et al. (2009), les deux principales sources d’erreur dans l’estimation de K avec les
relations qui existent sont :
Les données de vents utilisés, ce qui équivaut à un biais dans le calcul des flux globaux
de CO2 de 43 % pour les relations quadratiques et 71 % pour les relations cubiques. De
plus, la distribution spatiale des climatologies de vent n’est pas consistante d’une base
de données à une autre.
La bonne application de l’équation de calcul du K en fonction des vents (instantanés ou
moyennés).
L’étude du cycle saisonnier des flux de CO2 (Figure 51 et Figure 52) confirme que la
Méditerranée est un puits de CO2 en hiver et au printemps (-3,39 et -1,96 ±2 mmol.m
-2
.j
-1
,
respectivement) et devient une source en été et à l’automne (+4,63 et +4,01 ±2 mmol.m
-2
.j
-1
,
respectivement). Ce cycle est intimement lié à celui du ΔpCO2 et de la solubilité du CO2 qui
elle-même dépend de la température.
Ces constats correspondent aux résultats obtenus par Gemayel (2015) pour mai 2013 en utilisant
des résultats in-situ. Les vitesses de vent présentent des tendances inverses avec des vents
importants en hiver et au printemps. Les cartes des distributions spatiales des flux montrent que
le puits le plus important de carbone se situe en face du Golfe du Lion (sous bassin Liguroprovençal) durant l’hiver, c’est-à-dire dans la zone de formation d’eaux profondes de la
Méditerranée occidentale (température faible, vents très forts et froids, faible stratification des
eaux). Ceci est en accord avec les résultats de D’Ortenzio et al. (2008). Au printemps, le bassin
devient un puits plus faible et se rapproche de l’équilibre dans la plus grande partie de la zone
d’étude. Durant l’été, les sources les plus importantes de CO2 se situent à l’ouest du bassin alors
qu’elles se concentrent dans le sous bassin Algérien durant l’automne. De son côté, le sous
bassin Alboran reste proche de l’équilibre tout au long de l’année.
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Etant donné la similarité des résultats pour les équations testées ainsi que les valeurs moyennes
données par l’équation de Wanninkhof (2014), ce sont les résultats de cette dernière qui vont
être représentés dans la suite de ce travail. Il est important de noter néanmoins que selon
Wanninkhof et al. (2009), les deux principales sources d’erreur dans l’estimation de K avec les
relations qui existent sont :
Les données de vents utilisés, ce qui équivaut à un biais dans le calcul des flux globaux
de CO2 de 43 % pour les relations quadratiques et 71 % pour les relations cubiques. De
plus, la distribution spatiale des climatologies de vent n’est pas consistante d’une base
de données à une autre.
La bonne application de l’équation de calcul du K en fonction des vents (instantanés ou
moyennés).
L’étude du cycle saisonnier des flux de CO2 (Figure 51 et Figure 52) confirme que la
Méditerranée est un puits de CO2 en hiver et au printemps (-3,39 et -1,96 ±2 mmol.m
-2
.j
-1
,
respectivement) et devient une source en été et à l’automne (+4,63 et +4,01 ±2 mmol.m
-2
.j
-1
,
respectivement). Ce cycle est intimement lié à celui du ΔpCO2 et de la solubilité du CO2 qui
elle-même dépend de la température.
Ces constats correspondent aux résultats obtenus par Gemayel (2015) pour mai 2013 en utilisant
des résultats in-situ. Les vitesses de vent présentent des tendances inverses avec des vents
importants en hiver et au printemps. Les cartes des distributions spatiales des flux montrent que
le puits le plus important de carbone se situe en face du Golfe du Lion (sous bassin Liguroprovençal) durant l’hiver, c’est-à-dire dans la zone de formation d’eaux profondes de la
Méditerranée occidentale (température faible, vents très forts et froids, faible stratification des
eaux). Ceci est en accord avec les résultats de D’Ortenzio et al. (2008). Au printemps, le bassin
devient un puits plus faible et se rapproche de l’équilibre dans la plus grande partie de la zone
d’étude. Durant l’été, les sources les plus importantes de CO2 se situent à l’ouest du bassin alors
qu’elles se concentrent dans le sous bassin Algérien durant l’automne. De son côté, le sous
bassin Alboran reste proche de l’équilibre tout au long de l’année.
