Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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De faibles variations saisonnières sont à noter pour la salinité (de l’ordre de 0,1). Les variations
spatiales dépendent de la pénétration des eaux Atlantiques moins salées et de la circulation
cyclonique de surface qui caractérise le bassin. Les salinités les plus faibles sont localisées dans
l’Alboran (~ 36,6), elles augmentent par la suite dans l’Algérien (37,3) pour atteindre leur
maximum dans le Tyrrhénien et le Liguro-provençal (38). Il est important de noter que l’activité
à méso-échelle de la partie sud du bassin est encore visible malgré les moyennes mensuelles
puis saisonnières calculées. Cette partie est connue pour sa faible variabilité saisonnière (Millot,
1987). Une légère diminution des salinités au printemps est notée dans le golfe du Lion,
probablement en relation avec une augmentation du débit du Rhône en cette période de l’année.
Les concentrations de l’UAO révèlent que, d’une manière générale, les eaux de surface du
bassin occidental sont proches de l’équilibre avec l’atmosphère avec une légère sursaturation
en oxygène. Les sursaturations maximales sont notées en été dans tous les sous bassins (~ -5,6
à -9 µmol/kg), à l’exception du Tyrrhénien où des concentrations importantes sont aussi
observées au printemps (-3,7 ± 12,5 µmol/kg). La sursaturation persiste sur presque la totalité
de l’année à part dans le bassin Liguro-provençal et en hiver dans l’Alboran, où une légère
sous-saturation en oxygène est observée (~ 1,3 à 4 µmol/kg). Les sursaturations sont le résultat
de l’effet combiné des échanges air-mer et de la photosynthèse, alors que les sous-saturations
résultent probablement d’une faible activité photosynthétique ou de phénomènes locaux de
remontée d’eaux profondes moins oxygénées (cas du sous bassin Liguro-provençal en hiver).
La distribution de l’oxygène semble être affectée par l’activité à méso-échelle dans la partie
Sud du bassin et par les upwellings dans la partie Nord. Le courant Nord est connu pour
présenter une nette variabilité saisonnière (Millot, 1987). Ce dernier devient particulièrement
instable en hiver et génère des turbulences qui gagnent l’ensemble du bassin. Hainbucher et al.
(2015) ont également mis l’accent sur la grande variabilité spatiale des gyres et tourbillons de
la Méditerranée.
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De faibles variations saisonnières sont à noter pour la salinité (de l’ordre de 0,1). Les variations
spatiales dépendent de la pénétration des eaux Atlantiques moins salées et de la circulation
cyclonique de surface qui caractérise le bassin. Les salinités les plus faibles sont localisées dans
l’Alboran (~ 36,6), elles augmentent par la suite dans l’Algérien (37,3) pour atteindre leur
maximum dans le Tyrrhénien et le Liguro-provençal (38). Il est important de noter que l’activité
à méso-échelle de la partie sud du bassin est encore visible malgré les moyennes mensuelles
puis saisonnières calculées. Cette partie est connue pour sa faible variabilité saisonnière (Millot,
1987). Une légère diminution des salinités au printemps est notée dans le golfe du Lion,
probablement en relation avec une augmentation du débit du Rhône en cette période de l’année.
Les concentrations de l’UAO révèlent que, d’une manière générale, les eaux de surface du
bassin occidental sont proches de l’équilibre avec l’atmosphère avec une légère sursaturation
en oxygène. Les sursaturations maximales sont notées en été dans tous les sous bassins (~ -5,6
à -9 µmol/kg), à l’exception du Tyrrhénien où des concentrations importantes sont aussi
observées au printemps (-3,7 ± 12,5 µmol/kg). La sursaturation persiste sur presque la totalité
de l’année à part dans le bassin Liguro-provençal et en hiver dans l’Alboran, où une légère
sous-saturation en oxygène est observée (~ 1,3 à 4 µmol/kg). Les sursaturations sont le résultat
de l’effet combiné des échanges air-mer et de la photosynthèse, alors que les sous-saturations
résultent probablement d’une faible activité photosynthétique ou de phénomènes locaux de
remontée d’eaux profondes moins oxygénées (cas du sous bassin Liguro-provençal en hiver).
La distribution de l’oxygène semble être affectée par l’activité à méso-échelle dans la partie
Sud du bassin et par les upwellings dans la partie Nord. Le courant Nord est connu pour
présenter une nette variabilité saisonnière (Millot, 1987). Ce dernier devient particulièrement
instable en hiver et génère des turbulences qui gagnent l’ensemble du bassin. Hainbucher et al.
(2015) ont également mis l’accent sur la grande variabilité spatiale des gyres et tourbillons de
la Méditerranée.
