Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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durant la photosynthèse ou à partir d’hypothèses stœchiométriques au lieu de l’être à partir de
mesures directes de TCO2. Plusieurs des observations qui ont été reportées, fournissent
l’évidence que ces rapports ne sont pas forcément redfieldiens (e.g., Boulahdid et Minster,
1989; Takahashi et al., 1985). D’une manière générale, le C
ant
est supposé diminuer avec
l’augmentation de l’UAO, l’erreur due à la conversion TCO2/UAO augmente même si les
concentrations du C
ant
diminuent. Ce qui équivaut à dire que l’erreur de l’estimation de la
composante biologique du TCO2 excède significativement les concentrations de carbone
anthropique dans les eaux profondes.
Wanninkhof et al. (2009) ont montré que l’erreur, due à ces incertitudes, dans la détermination
du C
ant
, excède facilement 50 %, à l’exception des premières centaines de mètres de la colonne
d’eau. Néanmoins, nous prouvons dans l’étude de sensibilité, qu’en Méditerrané en considérant
les rapports de Körtzinger et al. (2001), que l’erreur due au choix des rapports molaires équivaut
à une erreur de 3,5 % des concentrations du C
ant
.
Le C ant , un traceur passif
L’approximation selon laquelle le C
ant
pénètre à l’intérieur de l’océan comme un traceur passif
et inerte est raisonnable : alors que la distribution du TCO2 est contrôlée par la biologie, la
production océanique de surface est limitée par les nutriments et non pas par le carbone. De ce
fait, l’addition du carbone anthropique ne devrait pas altérer le taux d’assimilation biologique
du carbone ni son transport vers le fond (Hall et al., 2004).
Oxygène préformé, préindustriel
L’oxygène dissous est supposé être non affecté par l’activité humaine. Or, ceci n’est pas
vraiment exact, tel que précisé par Manning et Keeling (2006). Néanmoins, en considérant le
rapport d’échange spécifique O2/CO2 de -1,4 pour la combustion des carburants fossiles
(Keeling et Shertz, 1992) et les contributions atmosphériques relatives de l’O2 et du CO2 (~21%
et 0,04 %, respectivement), le réservoir atmosphérique en CO2 est 500 fois plus sensible à la
pression anthropique que l’oxygène (Touratier et al., 2007).
Evaluation de l’inventaire du carbone anthropique
Le calcul de l’inventaire du C
ant
s’est fait en divisant le bassin Algérien en onze (11) cases de
2° de longitude par 2° de latitude tout en prenant en considération la morphologie des côtes.
D’après nos calculs, le bassin Algérien a séquestré entre 0,44 ± 0,06 Pg C (MCM) et 0,53 ±
0,06 Pg C (TrOCA) entre la période préindustrielle et l’été 2014. Ces valeurs importantes (en
péta-grammes de carbone) sont expliquées par les caractéristiques intrinsèques de la
Méditerranée qui favorisent une accumulation importante de carbone dans ses eaux : Alcalinité
importante, renouvellement rapide de ses eaux, activité à méso-échelle active, etc. Palmiéri et
al. (2015) indiquent que les concentrations importantes d’AT de la Méditerranée
augmenteraient son inventaire en C
ant
de 10 % en comparaison avec l’océan global.
L’augmentation des concentrations atmosphériques de CO2 joue également un rôle non
négligeable dans l’explication de ces inventaires. Merlivat et al. (2018) montrent que le TCO2
accumulé durant les vingt (20) dernières années représente près de 30 % de l’inventaire du C
ant
en Méditerranée. Selon Palmiéri et al. (2015), les apports air-mer seuls peuvent expliquer
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durant la photosynthèse ou à partir d’hypothèses stœchiométriques au lieu de l’être à partir de
mesures directes de TCO2. Plusieurs des observations qui ont été reportées, fournissent
l’évidence que ces rapports ne sont pas forcément redfieldiens (e.g., Boulahdid et Minster,
1989; Takahashi et al., 1985). D’une manière générale, le C
ant
est supposé diminuer avec
l’augmentation de l’UAO, l’erreur due à la conversion TCO2/UAO augmente même si les
concentrations du C
ant
diminuent. Ce qui équivaut à dire que l’erreur de l’estimation de la
composante biologique du TCO2 excède significativement les concentrations de carbone
anthropique dans les eaux profondes.
Wanninkhof et al. (2009) ont montré que l’erreur, due à ces incertitudes, dans la détermination
du C
ant
, excède facilement 50 %, à l’exception des premières centaines de mètres de la colonne
d’eau. Néanmoins, nous prouvons dans l’étude de sensibilité, qu’en Méditerrané en considérant
les rapports de Körtzinger et al. (2001), que l’erreur due au choix des rapports molaires équivaut
à une erreur de 3,5 % des concentrations du C
ant
.
Le C ant , un traceur passif
L’approximation selon laquelle le C
ant
pénètre à l’intérieur de l’océan comme un traceur passif
et inerte est raisonnable : alors que la distribution du TCO2 est contrôlée par la biologie, la
production océanique de surface est limitée par les nutriments et non pas par le carbone. De ce
fait, l’addition du carbone anthropique ne devrait pas altérer le taux d’assimilation biologique
du carbone ni son transport vers le fond (Hall et al., 2004).
Oxygène préformé, préindustriel
L’oxygène dissous est supposé être non affecté par l’activité humaine. Or, ceci n’est pas
vraiment exact, tel que précisé par Manning et Keeling (2006). Néanmoins, en considérant le
rapport d’échange spécifique O2/CO2 de -1,4 pour la combustion des carburants fossiles
(Keeling et Shertz, 1992) et les contributions atmosphériques relatives de l’O2 et du CO2 (~21%
et 0,04 %, respectivement), le réservoir atmosphérique en CO2 est 500 fois plus sensible à la
pression anthropique que l’oxygène (Touratier et al., 2007).
Evaluation de l’inventaire du carbone anthropique
Le calcul de l’inventaire du C
ant
s’est fait en divisant le bassin Algérien en onze (11) cases de
2° de longitude par 2° de latitude tout en prenant en considération la morphologie des côtes.
D’après nos calculs, le bassin Algérien a séquestré entre 0,44 ± 0,06 Pg C (MCM) et 0,53 ±
0,06 Pg C (TrOCA) entre la période préindustrielle et l’été 2014. Ces valeurs importantes (en
péta-grammes de carbone) sont expliquées par les caractéristiques intrinsèques de la
Méditerranée qui favorisent une accumulation importante de carbone dans ses eaux : Alcalinité
importante, renouvellement rapide de ses eaux, activité à méso-échelle active, etc. Palmiéri et
al. (2015) indiquent que les concentrations importantes d’AT de la Méditerranée
augmenteraient son inventaire en C
ant
de 10 % en comparaison avec l’océan global.
L’augmentation des concentrations atmosphériques de CO2 joue également un rôle non
négligeable dans l’explication de ces inventaires. Merlivat et al. (2018) montrent que le TCO2
accumulé durant les vingt (20) dernières années représente près de 30 % de l’inventaire du C
ant
en Méditerranée. Selon Palmiéri et al. (2015), les apports air-mer seuls peuvent expliquer
