Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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La deuxième partie de cette thèse traitera de la problématique de l’estimation du carbone
anthropique dans le bassin Algérien par les deux méthodes décrites dans la partie « Matériel et
Méthodes ». L’inventaire total de la quantité de C
ant
séquestrée par ce bassin, de la période
préindustrielle à l’année 2014, est ensuite calculé, puis le degré d’acidification des eaux déduit.
Le carbone anthropique dans le bassin Algérien
Les deux méthodes de calcul du carbone anthropique donnent des gammes de concentration
légèrement différentes mais une distribution similaire (Figure 38). La distribution du C
ant
montre une stratification qui correspond à celle des masses d’eau, telle que décrite également
par Aït-Ameur et Goyet (2006). D’une manière générale, les concentrations les plus importantes
de C
ant
sont retrouvées dans la couche de subsurface (150–250 m) qui est directement en contact
avec les eaux de surface enrichies par l’atmosphère (TrOCA : 70–115 µmol/kg ; MCM : 59–
109 µmol/kg). De plus faibles concentrations (TrOCA : 61–99 µmol/kg ; MCM : 50–91
µmol/kg) caractérisent la couche intermédiaire (400–1000 m). Ceci est dû aux vieilles LIWs
qui proviennent du bassin oriental de la Méditerranée. Les concentrations du C
ant
augmentent
dans les eaux profondes qui subissent un renouvellement continu par les phénomènes de
formation d’eaux profondes dans le Golfe du Lion (TrOCA : 69–100 µmol/kg ; MCM : 56–83
µmol/kg). Récemment, Touratier et al. (2016) ont mis en avant le rôle important que joue le
phénomène de formation d’eau profonde (convection, cascading) dans la séquestration du C
ant
en Méditerranée occidentale.
Figure 38: Distribution des paramètres: (a) UAO, (b) C
ant
calculé par la méthode TrOCA, (c) C
ant
calculé par la méthode MCM pour les couches intermédiaires et profondes
Les valeurs observées, similaires à celles trouvées par Hassoun et al. (2015a) pour la
Méditerranée en 2013, sont plus importantes que les estimations précédemment établies (e.g.,
Touratier et al., 2012; Touratier et Goyet, 2011). Cette tendance à l’augmentation peut être
expliquée par l’augmentation des concentrations du CO2 atmosphérique (373,4 ppm en 2001 à
392,5 ppm en 2014 à la station Lampedusa (Dlugokencky et al., 2017)), et donc de celui des
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Pénétration du carbone anthropique en Méditerranée occidentale: étude de l’acidification des eaux marines - 108/195

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