Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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stabilité biogéochimique de ces eaux. Néanmoins, les valeurs des facteurs tampon sont plus
faibles à ce niveau (Tableau 15), suggérant que les paramètres du système des carbonates
([CO2], pH et ΩCaCO3) des eaux intermédiaires et profondes sont plus sensibles aux variations
des concentrations de TCO2 et/ou d’AT.
Tableau 15: Statistiques descriptives des facteurs tampon en fonction des couches de profondeur de la
colonne d'eau
Facteur Profondeur
N
min.
Moyenne Ecart-type
max.
C.V
Revelle
0–150 m
383
9,1
10,4
0,6
12,0
5,7
150–800 m
408
10,8
11,3
0,1
11,8
1,3
800 m–Fond
210
11,0
11,3
0,1
11,8
0,8
γTCO2
0–150 m
383
191,0
214,8
9,4
240,6
4,4
150–800 m
408
191,1
206,9
2,6
216,3
1,3
800 m–Fond
210
200,8
209,1
1,7
213,2
0,8
β TCO2
0–150 m
383
221,6
258,9
15,2
301,4
5,9
150–800 m
408
222,2
243,6
3,8
257,5
1,6
800 m–Fond
210
233,9
246,3
2,5
252,4
1,0
ω TCO2
0–150 m
383
-403,3
-326,0
27,0
-263,8
-8,3
150–800 m
408
-318,2
-296,1
6,0
-265,4
-2,0
800 m–Fond
210
-309,3
-299,7
3,9
-279,9
-1,3
γAT
0–150 m
383
-301,4
-258,9
15,2
-221,6
-5,9
150–800 m
408
-257,5
-243,6
3,8
-222,2
-1,6
800 m–Fond
210
-252,4
-246,3
2,5
-233,9
-1,0
βAT
0–150 m
383
-336,1
-281,8
19,3
-235,6
-6,8
150–800 m
408
-278,2
-261,4
4,6
-236,5
-1,8
800 m–Fond
210
-271,5
-264,2
3,0
-249,0
-1,1
ωAT
0–150 m
383
251,5
309,3
24,8
380,0
8,0
150–800 m
408
252,9
282,0
5,6
302,5
2,0
800 m–Fond
210
266,2
284,9
3,6
293,6
1,2
Pour ce qui est du facteur de Revelle, le bassin Algérien présente en moyenne une valeur de
10,9 ± 0,6. Une diminution du facteur est visible, sur les figures suscitées, vers l’est et vers le
nord, où c’est nettement visible (suivant le gradient croissant de température). Cela veut dire
que pour un certain changement de CO2 atmosphérique, le changement relatif de TCO2 pour
les eaux méditerranéennes est plus important que pour les eaux atlantiques. Cette caractéristique
donne aux eaux de la Méditerranée la capacité d’absorber plus de C
ant
que celles de l’Atlantique.
D’après Hagens et Middelburg (2016), la diminution de la capacité tampon de l’eau de mer
dans le futur pourrait se traduire par des variabilités diurnes (Schulz et Riebesell, 2013) et
saisonnières plus importantes du pH, en raison de la photosynthèse et de la minéralisation de la
matière organique qui en résultera. Cet effet pourrait même être amplifié si la productivité
venait à augmenter dans l’océan futur (Low-Décarie et al., 2014).
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