11
Introduction
Les zones côtières sont le lieu d'activités nécessitant des eaux de bonne qualité physicochimique : usages récréatifs, aquaculture et pêche. Ces zones sont sous l'influence directe
des eaux d'oueds et des eaux usées, par où transitent les apports des bassins versants, rejets
urbains et industriels. Ces rejets entraînent, lorsque le renouvellement des masses d'eau est
faible par rapport aux quantités rejetées, des dégradations notables de la qualité des eaux et
des écosystèmes marins. Les activités humaines passés et présentes, et en particulier les
activités industrielles, mais aussi agricoles ou domestiques, libèrent dans l’environnement
une grande variété de substances potentiellement dangereuses, appelés globalement
contaminants ou polluants (BRGM, 2000).
En Algérie, plus du 1/3 de la population est installé sur le littoral. Les multiples pollutions
qui découlent d’une telle concentration urbaine sur la côte ont comme point de
convergence le milieu marin, et plus particulièrement les environnements côtiers qui
subissent ainsi des perturbations de plus en plus importantes (APPL, 2011).
Les métaux lourds sont présents dans tous les compartiments de l’environnement, mais en
général, en quantité très faibles. On dit que les métaux sont présents « en traces ». Les
métaux sont souvent indispensables au métabolisme des êtres vivants (oligo-éléments),
mais ils peuvent être toxiques lorsque leur concentration dépasse un certain seuil. C’est le
cas du cuivre et du zinc. Le cadmium et le plomb en revanche, ne sont pas nécessaires à la
vie et sont préjudiciables dans tous les cas. (Pepe et al., 2008).
Aujourd'hui, les "métaux lourds" représentent une sérieuse menace pour l'équilibre de la
nature et la survie de nombreuses espèces vivantes.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 80% des maladies chroniques peuvent
être causées, directement ou indirectement, par la pollution environnementale. Parmi les
polluants les plus dangereux se trouvent ces fameux métaux lourds, à savoir le mercure, le
cadmium, le plomb, l’arsenic, l’aluminium et le cuivre (OMS, 2010).
Précédent

Suivi de la qualité des sédiments superficiels de Fouka marine par les métaux lourds: - 11/90

Suivant