Introduction générale
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D’après PASKOFF, (1992) : « Les systèmes littoraux constituent des environnements fragiles dans
lesquels se manifestent de multiples facteurs d’évolution aux actions, interactions et rétroactions
complexes», qui sont caractérisés généralement par les notions d’aléas de submersion et d’érosion
littorale (MALLET et MICHOT, 2012). Ces dernières affectent principalement les côtes basses et
en particulier les littoraux dunaires (DEBOUDT, 1997).
Les systèmes dunaires sont des écosystèmes terrestres situés dans la transition entre le milieu
continental et marin, qui répondent à un certain nombre de fonctions uniques telles que la
protection du littoral grâce à leur capacité d'amortissement face aux tempêtes et leur rôle de
prévention des risques d'inondation (LEY DE LA VEGA DE SEOANE et al., 2012).
Elles constituent un des éléments fondamentaux de la dynamique des systèmes côtiers sableux.
Leur stabilité dépend essentiellement de leur capacité à résister aux effets des tempêtes et à se
reconstituer après l’érosion ; Elles constituent de plus de bons indicateurs, sur le terrain, de
l’équilibre dynamique de la plage. La présence de dunes embryonnaires ou d’une dune bordière
en formation reflètent souvent un bilan sédimentaire positif alors que l’absence de la dune bordière
ou la présence d’une falaise dunaire indiquent un recul du rivage (ZEMMOUR, 2019).
Les dunes côtières, à l’échelle de la planète, subissent en permanence des pressions d’origine
naturelle ou anthropique. La mise en évidence de l’action de ces forçages est difficile car ces
milieux sont naturellement très dynamiques. Les modifications morphosédimentaires sont le
résultat d’interactions complexes entre la topographie, le couvert végétal et les processus éoliens
et hydrauliques (HESP, 2002 ; ANDREWS et al., 2002 ; VALLEJO et al., 2006 auxquelles s’ajoute
l’action anthropique (PYE, 1990) in (YAHYAOUI et al., 2014).
De ce fait, la compréhension de la mobilité actuelle des littoraux dunaires, particulièrement leur
érosion, est devenue une préoccupation commune des géomorphologues et des gestionnaires des
espaces côtiers dans le monde entier (HENAFF et al., 2015).
L’Algérie ne fait pas exception à cette tendance (BOUHAMADOUCHE, 1993). Sa capitale
« Alger » connait un fort attrait socioéconomique (BELHAI-BENAZZOUZ et DJELAL, 2010).
Son évolution en aire métropolitaine (plus de 6 millions d’habitants (Population data, 2015),
engendre une plus forte pression sur l’espace et les ressources, qui se traduit par des impacts plus
conséquents sur le milieu littoral. Les littoraux dunaires, se situant au centre et à l’Est de la baie
d’Alger, sont les plus sujets à une érosion continue ces dernières années (OTMANI et al., 2019).
Ce travail s’intéresse à l’étude des tendances d’évolution du cordon dunaire d’El Kadous qui se
situe à l’Est de la baie d’Alger.
Cette étude est fondée sur une analyse diachronique de l’évolution du cordon dunaire d’El Kadous
en utilisant des données de haute résolution issues des mesures topographiques à l’aide de DGPS.
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D’après PASKOFF, (1992) : « Les systèmes littoraux constituent des environnements fragiles dans
lesquels se manifestent de multiples facteurs d’évolution aux actions, interactions et rétroactions
complexes», qui sont caractérisés généralement par les notions d’aléas de submersion et d’érosion
littorale (MALLET et MICHOT, 2012). Ces dernières affectent principalement les côtes basses et
en particulier les littoraux dunaires (DEBOUDT, 1997).
Les systèmes dunaires sont des écosystèmes terrestres situés dans la transition entre le milieu
continental et marin, qui répondent à un certain nombre de fonctions uniques telles que la
protection du littoral grâce à leur capacité d'amortissement face aux tempêtes et leur rôle de
prévention des risques d'inondation (LEY DE LA VEGA DE SEOANE et al., 2012).
Elles constituent un des éléments fondamentaux de la dynamique des systèmes côtiers sableux.
Leur stabilité dépend essentiellement de leur capacité à résister aux effets des tempêtes et à se
reconstituer après l’érosion ; Elles constituent de plus de bons indicateurs, sur le terrain, de
l’équilibre dynamique de la plage. La présence de dunes embryonnaires ou d’une dune bordière
en formation reflètent souvent un bilan sédimentaire positif alors que l’absence de la dune bordière
ou la présence d’une falaise dunaire indiquent un recul du rivage (ZEMMOUR, 2019).
Les dunes côtières, à l’échelle de la planète, subissent en permanence des pressions d’origine
naturelle ou anthropique. La mise en évidence de l’action de ces forçages est difficile car ces
milieux sont naturellement très dynamiques. Les modifications morphosédimentaires sont le
résultat d’interactions complexes entre la topographie, le couvert végétal et les processus éoliens
et hydrauliques (HESP, 2002 ; ANDREWS et al., 2002 ; VALLEJO et al., 2006 auxquelles s’ajoute
l’action anthropique (PYE, 1990) in (YAHYAOUI et al., 2014).
De ce fait, la compréhension de la mobilité actuelle des littoraux dunaires, particulièrement leur
érosion, est devenue une préoccupation commune des géomorphologues et des gestionnaires des
espaces côtiers dans le monde entier (HENAFF et al., 2015).
L’Algérie ne fait pas exception à cette tendance (BOUHAMADOUCHE, 1993). Sa capitale
« Alger » connait un fort attrait socioéconomique (BELHAI-BENAZZOUZ et DJELAL, 2010).
Son évolution en aire métropolitaine (plus de 6 millions d’habitants (Population data, 2015),
engendre une plus forte pression sur l’espace et les ressources, qui se traduit par des impacts plus
conséquents sur le milieu littoral. Les littoraux dunaires, se situant au centre et à l’Est de la baie
d’Alger, sont les plus sujets à une érosion continue ces dernières années (OTMANI et al., 2019).
Ce travail s’intéresse à l’étude des tendances d’évolution du cordon dunaire d’El Kadous qui se
situe à l’Est de la baie d’Alger.
Cette étude est fondée sur une analyse diachronique de l’évolution du cordon dunaire d’El Kadous
en utilisant des données de haute résolution issues des mesures topographiques à l’aide de DGPS.
