Chapitre I :
Les eaux de ballast et l’invasion biologique
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Des dinoflagellés peuvent produire des kystes par des processus sexuel et asexuels et ces
kystes montrent une réduction de métabolisme des cellules jusqu'à de 98%.(Carney, K.J,
2011).
1.5.3 Procédé de décharge :
La décharge des eaux de ballast affecte la densité des espèces en provoquant des
dommages aux cellules à cause des chocs dans les tuyaux des pompes de vidange.
La survie de ces organismes dans leur nouveau milieu dépend de leurs interactions avec les
communautés locales et de l'adaptation au nouvel environnement. Seuls les organismes les
plus résistants pourront se rendre à l'étape suivante, représentée par la phase
d’établissement (Monroy, O. G. C, 2012).
1.6. La gestion des eaux de ballast :
Ces dix dernières années, l'Organisation Maritime Internationale s'est efforcée, à travers
ses États Membres, de faire face au problème des eaux de ballast. Des Directives
internationaux sont adoptées afin de :
- Prévenir l'introduction d'organismes aquatiques et d'agents pathogènes indésirables par
suite des rejets d'eaux de ballast et de sédiments par les navires (OMI, 1998).
- Désigne les processus mécanique, physique, chimique et biologique utilisés, pour isoler,
éliminer ou rendre inoffensifs les organismes aquatiques nuisibles et les agents pathogènes
présents dans les eaux de ballast et sédiments, ou à empêcher qu’ils soient admis ou rejetés
avec ces eaux et sédiments (Chancellerie fédérale Suisse, 2012).
1.6.1 La Convention de BWM :
La Convention internationale pour le contrôle et la gestion des eaux et des sédiments de
ballast (Ballast Water Management), développée par l’Organisation maritime
internationale (OMI) présente des procédures pour minimiser les introductions des espèces
exotiques lors du déversement des eaux de ballast, tout en protégeant la sécurité des
bateaux. Elle fournira un régime standardisé pour la gestion des eaux de ballast d’une
manière uniforme et harmonisée à travers le monde (Noureddine, A et al, 2011).
La Convention a été adoptée en Février 2004, mais n’est pas encore entrée en vigueur. En
Septembre 2010, 26 parties représentant 24.44% du tonnage marchand mondial avaient
ratifié la convention. Il est nécessaire que 30 signataires, représentant 35% du tonnage, la
ratifient pour qu’elle entre en vigueur (Globallast, 2010).
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