Chapitre I : Généralités sur la zone d’étude
20
Figure n° 1 : Situation géographique de la zone d'étude (KERKOUD et MAOUCHE, 2018)
I.3. Caractéristiques géographiques de la région de Jijel :
La région de Jijel essentiellement montagneuse a un système orographique occupant 82% de
sa superficie totale où plusieurs sommets dépassent les 1500m d’altitude. On y distingue la
chaine numidique au sud et les anciens massifs de la petite Kabylie au nord.
La chaîne numidique d’orientation sensiblement WSW-ENE, est composée essentiellement
des massifs calcaires jurassiques (Djebels M’sid Aicha 1462m ; Sidi Driss 1364m, etc…).
Ces reliefs forment une importante barrière rocheuse qui partage la Petite Kabylie au Nord et
les hauts plateaux au Sud. Les plus hauts sommets de la Wilaya sont : Tamesguida 1620m,
Tababoure 1990m, Bouazza 1600m, El Korn 1200m et Seddat.
Les massifs anciens de la Petite Kabylie sont formés de terrains métamorphiques, traversés
par des roches éruptives. Ces chaînes montagneuses longent directement la mer vers le côté
ouest et reculent au sud dans la zone côtière Est où des vallées de plusieurs oueds (Oued ElKébir, Oued Nil, Oued Djendjen) présentent de vastes dépôts alluviaux. De petites plaines
jalonnent également le littoral à l’exemple de celles d’El-Aouana, de oued Z’hour, du bassin
de Jijel, et en fin de l’oued Boussiaba à l’intérieur des terres. (LEM ,2006).
I.4. Cadre touristique :
Le développement des zones côtières pour les besoins du tourisme doit constituer une source
de préoccupation particulière pour la ville de Jijel. Un développement du tourisme mal
planifié pourrait détruire la beauté naturelle de la ville, et en premier lieu son littoral, et
compromettre les moyens d’existence des collectivités côtières.
Le traitement et l’élimination des déchets liquides et solides produits par l’industrie
touristique constituent un grave problème, en particulier pour la commune de Jijel, en raison
du manque des infrastructures matérielles nécessaires et la capacité insuffisante de traitement
de déchets. L’absence de stations d’épuration fait que l’évacuation des effluents non traités
Précédent

Réaménagement de la plage de Jijel et son influence sur la résolution du problème d’ensablement du port de pêche de Boudis: - 21/146

Suivant