-9Introduction
Les Scorpaenidae appelés par les pêcheurs « rascasse » sont des poissons qui vivent dans des fonds
rocheux et peuvent être présent jusqu’à 1000m de profondeur ; ils présentent des colorations qui
leur assurent un bon camouflage et ont la particularité de posséder des glandes venimeuses
associées aux épines.
Quant aux Labridae, ce sont des poissons de taille, de forme et de couleurs assez variées vivant dans
des fonds sableux, rocheux et des herbiers à posidonie, appelés communément labres, crénilabres,
coquette, vielle, merle… etc.
Ces deux familles ont fait l’objet de quelques études de systématique en Algérie en raison de leur
identification complexe car certaines espèces présentent peu ou pas de différence phénotypique,
c’est le cas des représentants du genre Scorpaena, Labrus et deux espèces du genre Symphodus à
savoir Symphodus melops et Symphodus roissali. Ces derniers ont fait l’objet de notre étude.
La classification et la compréhension de l’origine des êtres vivants se sont depuis longtemps basées
sur les caractères morphologiques. Ce concept a l’avantage d’être applicable à la grande majorité
des organismes mais présente le risque de ne pas distinguer les espèces cryptiques, ou au contraire
de séparer des individus qui présentent une variation intra-spécifique (Elias et Condamine, 2014).
La notion d’espèce cryptique a deux définition, elle peut désigner des espèces qui présentent une
variation morphologique mais se distinguent génétiquement comme elle peut présenter une forme
corporelle ou coloration permettant à un organisme animal ou végétal de se camoufler sur le
substrat.
La systématique peut être traitée par d’autres méthodes telles que la morphométrie qui fait appel à
une méthode multivariée (ACP), l’ostéologie qui se base sur les pièces squelettiques osseuses et
l’analyse moléculaire.
En effet, l’utilisation de caractères moléculaires apporte une nouvelle source de variabilité, moins
sujette aux inconvénients de l’étude morphométrique (Elias et Condamine, 2014). Néanmoins, la
compréhension du vivant ne repose pas seulement sur l’étude des gènes ou de la morphologie seule
mais sur l’étude de la relation et interactions de plusieurs méthodes (Tillier, 2000).
La systématique traitée par Dieuzeide (1955), Djenaoucin (2014), Attou (2014) et Boughamou
(2015) pour les labridae et Cadenat (1943), Handjar (2012) et Dieuzeide (1955) pour les
Scorpaenidae se base essentiellement sur la morphologie, morphométrie ou ostéologie, il est
cependant nécessaire d’inclure la méthode basée sur des marqueurs moléculaires et c’est la
combinaison de plusieurs méthodes qui permettra d’apporter des éléments de réponse, de délimiter
les espèces et essayer ainsi de contribuer à la systématique des deux familles (Labridae et
Scorpaenidae).
Ce travail est subdivisé en trois grands chapitres
Les Scorpaenidae appelés par les pêcheurs « rascasse » sont des poissons qui vivent dans des fonds
rocheux et peuvent être présent jusqu’à 1000m de profondeur ; ils présentent des colorations qui
leur assurent un bon camouflage et ont la particularité de posséder des glandes venimeuses
associées aux épines.
Quant aux Labridae, ce sont des poissons de taille, de forme et de couleurs assez variées vivant dans
des fonds sableux, rocheux et des herbiers à posidonie, appelés communément labres, crénilabres,
coquette, vielle, merle… etc.
Ces deux familles ont fait l’objet de quelques études de systématique en Algérie en raison de leur
identification complexe car certaines espèces présentent peu ou pas de différence phénotypique,
c’est le cas des représentants du genre Scorpaena, Labrus et deux espèces du genre Symphodus à
savoir Symphodus melops et Symphodus roissali. Ces derniers ont fait l’objet de notre étude.
La classification et la compréhension de l’origine des êtres vivants se sont depuis longtemps basées
sur les caractères morphologiques. Ce concept a l’avantage d’être applicable à la grande majorité
des organismes mais présente le risque de ne pas distinguer les espèces cryptiques, ou au contraire
de séparer des individus qui présentent une variation intra-spécifique (Elias et Condamine, 2014).
La notion d’espèce cryptique a deux définition, elle peut désigner des espèces qui présentent une
variation morphologique mais se distinguent génétiquement comme elle peut présenter une forme
corporelle ou coloration permettant à un organisme animal ou végétal de se camoufler sur le
substrat.
La systématique peut être traitée par d’autres méthodes telles que la morphométrie qui fait appel à
une méthode multivariée (ACP), l’ostéologie qui se base sur les pièces squelettiques osseuses et
l’analyse moléculaire.
En effet, l’utilisation de caractères moléculaires apporte une nouvelle source de variabilité, moins
sujette aux inconvénients de l’étude morphométrique (Elias et Condamine, 2014). Néanmoins, la
compréhension du vivant ne repose pas seulement sur l’étude des gènes ou de la morphologie seule
mais sur l’étude de la relation et interactions de plusieurs méthodes (Tillier, 2000).
La systématique traitée par Dieuzeide (1955), Djenaoucin (2014), Attou (2014) et Boughamou
(2015) pour les labridae et Cadenat (1943), Handjar (2012) et Dieuzeide (1955) pour les
Scorpaenidae se base essentiellement sur la morphologie, morphométrie ou ostéologie, il est
cependant nécessaire d’inclure la méthode basée sur des marqueurs moléculaires et c’est la
combinaison de plusieurs méthodes qui permettra d’apporter des éléments de réponse, de délimiter
les espèces et essayer ainsi de contribuer à la systématique des deux familles (Labridae et
Scorpaenidae).
Ce travail est subdivisé en trois grands chapitres
