Chapitre III : Résultats et discussion
-51Lejeune (1985) a signalé l’observation de deux livrées terminales différentes de deux mâles
terminaux, l’un correspondait à la zone atlantique et l’autre à la zone méditerranéenne dans trois
points de la Méditerranée occidentale et qui présentaient des comportements reproducteurs et
territoriaux identiques.
La description morphologique établie pour les deux types est la suivante : C. julis type
méditerranéen est caractérisé par une région dorsale marron clair à vert clair, une bande rouge
orangé, régulièrement échancrée, s’étend sur le flanc de la bouche à la queue et une tache noire de 2
à 3 cm de long se trouve sur le flanc en arrière de la nageoire pectorale.
Quant à C. julis (type atlantique), il diffère par la réduction de la bande rouge orangée qui se limite
à la région buccale et par une nageoire, un pédoncule caudal et la région médiane du tiers postérieur
du corps complétement noirs.
Lejeune émet l’hypothèse de la dispersion d’une sous-espèce atlantique vers la méditerranée et se
pose des questions par rapport à l’information que porte ces deux structure différemment colorées et
par rapport à leur interfécondité.
En effet, les descriptions morphologiques correspondent aux spécimens mâles de C. julis (type
méditerranéen) et C. melanura (type atlantique) de l’étude moléculaire (figure 3.14) et les résultats
fournis montre une divergence importante quant à l’information génétique porté par ces individus.
On peut ainsi supposer que ces deux livrées différentes ne correspondent pas à une seule espèce
mais plutôt à deux espèces ; C. julis et C. melanura, il est cependant nécessaire d’avancer les
recherches sur ce point et essayer de trouver des individus dans la même région et présentant des
variations génétiques importantes pour nier l’hypothèse émise par rapport à la répartition
géographique.
a
b
Figure 3.13: C. julis mâle (a) et C. melanura mâle (b) (Iglesias, 2014)
Dans un second temps, nous allons nous concentrer seulement sur les espèces qui présentent une
difficulté d’identification et qui ont fait l’objet d’une étude morphologique et morphométrique : S.
melops, S. roissali, L. bergylta, L. merula, L viridis en considérant également L. mixtus.
Ces espèces sont représentées par 21 individus auxquels ont été ajouté 3 individus disponibles sur le
BOLD (2 spécimens de L. merula (source : Landi et al. 2014) et un de S. melops) pour établir
l’arbre phylogénétique des genres Labrus et Symphodus (fig. 3.12). Il est enraciné avec l’espèce
Abudefduf luridis (Cuvier, 1830) qui appartient à la famille des Pomacentridae.
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Contribution à la systématique de deux familles d\'Osteichthyens ( Scorpaenidae et Labridae) :: morphologie, morphométrie et génétique moléculaire - 51/70

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