Chapitre II
Description et étude rétrospective de la pêcherie de la wilaya de Jijel
21
1.1.2. La flottille de pêche
La flottille de Ziama Mansouriah est constituée exclusivement de senneurs sardiniers et de
petits métiers ainsi que des plaisanciers (tableaux 5, 6). Les sardiniers de la zone sont de taille
moyenne (11,3 m) et de puissance relativement moyenne (159 chevaux). Cette flottille est
considérée comme ancienne avec une moyenne d’âge de 21,64 m. Les plaisanciers et les
petits métiers représentant plus de 83 % de la flottille totale de ce port. Ces deux dernières
catégories présentent une puissance moyenne plus faible (40 chevaux), de longueur plus petite
(6 m) mais plus récente (< 10 ans).
Les ¾ des capacités en sardiniers du port sont utilisées alors que celle des plaisanciers et des
petits métiers restent en deçà des capacités théoriques du port (50 %). Il y’a lieu cependant de
bien considérer le fait que plusieurs bateaux de pêche déclarés et immatriculés comme petits
métiers agissent concrètement comme des sardiniers.
Avant de pouvoir porter un jugement sur la composition et les caractéristiques des flottilles
résumées dans le tableau 6, il est nécessaire de comprendre l’aspect stratégique influençant
cette composition. Cet aspect conditionne le comportement des patrons de pêche dans leurs
choix des zones de pêches, des engins de pêches ainsi que leurs choix techniques de
motorisation de tonnage, en plus simple le choix de leurs navires et leur armement.
La flottille du port de Ziama Mansouriah se compose théoriquement de senneurs et de petits
métiers, sachant que les plaisanciers ne sont pas pris en compte dans les statistiques des
débarquements et les enregistrements des flottilles auprès de la DPRH hormis lors de la
délivrance du permis de pêche.
L’analyse de cette flottille démontre que 84,25 % des unités présentent une longueur de 6,80
m, 7,50 m et 9 m sont actives et sont armées intégralement en tant que senneurs sardiniers.
L’enquête que nous avons menée sur site a révélé, également, que 10,5 % des unités activent
en tant qu’espadonniers. Ces unités pour la plupart sont acquises dans le cadre du projet
FIDA
3
.
L’effectif embarqué est égal à celui d’un sardinier de 14 m, soit 18 individus ; et ils possèdent
deux unités annexes l’une d’elle dispose d’un groupe électrogène alimentant un engin
lumineux pour attirer le poisson qui sera encerclé par la senne.
Les petits métiers proprement dit sont constitués d’unités de longueurs moyennes de 4,80 m
pour celles armées de filets maillants et de 5,2 m pour celles armées en palangriers.
Leur activité durant l’année est fortement limitée en raison de la puissance réduite de leurs
embarcations et de leur ergonomie. Ce pourquoi, plusieurs pêcheurs préfèrent consacrer leurs
unité dans l’assistance des senneurs sardiniers, car ceci leurs procurent un gain certes
moindre, mais plus réguliers.
Le renoncement à la pêche artisanale a plusieurs raisons, sans aborder celles de la production
et des apports, les petits métiers sont tout le temps sous la menace directe de divers facteurs
tels que le vol d’engin calé en pleine mer ou leur endommagement par les chalutiers.
3
FIDA : Fond international pour le Développement de l’Agriculture (voir chapitre II, étude rétrospective
évolution des flottilles)
Description et étude rétrospective de la pêcherie de la wilaya de Jijel
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1.1.2. La flottille de pêche
La flottille de Ziama Mansouriah est constituée exclusivement de senneurs sardiniers et de
petits métiers ainsi que des plaisanciers (tableaux 5, 6). Les sardiniers de la zone sont de taille
moyenne (11,3 m) et de puissance relativement moyenne (159 chevaux). Cette flottille est
considérée comme ancienne avec une moyenne d’âge de 21,64 m. Les plaisanciers et les
petits métiers représentant plus de 83 % de la flottille totale de ce port. Ces deux dernières
catégories présentent une puissance moyenne plus faible (40 chevaux), de longueur plus petite
(6 m) mais plus récente (< 10 ans).
Les ¾ des capacités en sardiniers du port sont utilisées alors que celle des plaisanciers et des
petits métiers restent en deçà des capacités théoriques du port (50 %). Il y’a lieu cependant de
bien considérer le fait que plusieurs bateaux de pêche déclarés et immatriculés comme petits
métiers agissent concrètement comme des sardiniers.
Avant de pouvoir porter un jugement sur la composition et les caractéristiques des flottilles
résumées dans le tableau 6, il est nécessaire de comprendre l’aspect stratégique influençant
cette composition. Cet aspect conditionne le comportement des patrons de pêche dans leurs
choix des zones de pêches, des engins de pêches ainsi que leurs choix techniques de
motorisation de tonnage, en plus simple le choix de leurs navires et leur armement.
La flottille du port de Ziama Mansouriah se compose théoriquement de senneurs et de petits
métiers, sachant que les plaisanciers ne sont pas pris en compte dans les statistiques des
débarquements et les enregistrements des flottilles auprès de la DPRH hormis lors de la
délivrance du permis de pêche.
L’analyse de cette flottille démontre que 84,25 % des unités présentent une longueur de 6,80
m, 7,50 m et 9 m sont actives et sont armées intégralement en tant que senneurs sardiniers.
L’enquête que nous avons menée sur site a révélé, également, que 10,5 % des unités activent
en tant qu’espadonniers. Ces unités pour la plupart sont acquises dans le cadre du projet
FIDA
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L’effectif embarqué est égal à celui d’un sardinier de 14 m, soit 18 individus ; et ils possèdent
deux unités annexes l’une d’elle dispose d’un groupe électrogène alimentant un engin
lumineux pour attirer le poisson qui sera encerclé par la senne.
Les petits métiers proprement dit sont constitués d’unités de longueurs moyennes de 4,80 m
pour celles armées de filets maillants et de 5,2 m pour celles armées en palangriers.
Leur activité durant l’année est fortement limitée en raison de la puissance réduite de leurs
embarcations et de leur ergonomie. Ce pourquoi, plusieurs pêcheurs préfèrent consacrer leurs
unité dans l’assistance des senneurs sardiniers, car ceci leurs procurent un gain certes
moindre, mais plus réguliers.
Le renoncement à la pêche artisanale a plusieurs raisons, sans aborder celles de la production
et des apports, les petits métiers sont tout le temps sous la menace directe de divers facteurs
tels que le vol d’engin calé en pleine mer ou leur endommagement par les chalutiers.
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FIDA : Fond international pour le Développement de l’Agriculture (voir chapitre II, étude rétrospective
évolution des flottilles)
