Chapitre I
Généralité sur l’eau
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En plus des techniques actuellement utilisées, l’évaporation des eaux de mer est un phénomène
naturel de dessalement qui se développe dans le cycle hydrologique de l’eau. Annuellement,
environ 502.800 Km
3
d’eau des océans s’évaporent.
L’histoire de dessalement issue déjà de l’époque grecque. Durant le XVI
e siècle, on constate
quelques essais rudimentaires. C’est à partir du XIX
e
siècle qu’apparait au Chili la première usine
par distillation solaire dont la production était 20m
3 /j et y permettait de fournir de l’eau à un village
minier dans une zone aride. (AFD, 2009)
Par la suite, pendant la première moitié du XX
e siècle, les processus de dessalement ont employé
les techniques d’évaporation. La dépendance et la haute consommation énergétique ont suscité la
recherche d’autres méthodes, par exemple, les membranes dont les premières recherches à succès se
localisent dans les années 60 aux Etats Unis. Les matériaux se développent des membranes plates à
acétate de cellulose et à des membranes à polyamide aromatique qui augmentent l’imperméabilité
aux sels jusqu’à 99%. (Hurtado RC, 2002).
Dans les années 70, la capacité mondiale n’était que de 1,7 hm
3 /j, ce qui correspondait aux usines
d’évaporation de construction à très bon marché mais à consommation élevée. Après la crise
pétrolière de 1973, les pays exportateurs de pétrole, ainsi que ceux ayant une plus grande pénurie en
eau, commencent à installer une grande quantité d’usines d’évaporation avec production
d’électricité. (Hurtado RC, 2002).
Dans les années 80, les usines d’osmose inverse commencent à prendre place dans le Golfe
Persique. Ainsi dans les années 90, l’évaporation continue à être employée dans le Moyen-Orient
mais l’osmose inverse est dominante dans le reste du marché mondial. (IDA, 2002)
Actuellement, et d’après l’inventaire mondiale de l’Association Internationale de Dessalement, il
existe plus de 15000 unités de dessalement dans le monde produisent environ 56millions de m
3 /j,
dans 120 pays. 60,6% de l’eau employée dans ces usines est de l’eau de mer, 22,8% est saumâtre et
le pourcentage restant correspond aux eaux superficielles et résiduelles. (IDA, 2002)
Les pays du Moyen-Orient, et principalement ceux du Golfe Persique, atteignent 12 millions de
m
3 /j : l’Arabie Saoudite dispose de 23,6% du total et est suivi par les Emirats Arabes Unis avec
16,3% et le Koweït, 6,4%.Au niveau du nombre des installations, le premier poste revient aux EtatsUnis et le deuxième, l’Arabie Saoudite. Le cinquième est occupé par l’Espagne qui est le quatrième
en dessalement d’eau de mer après l’Arabie Saoudite, les Pays du Golfe et les USA. Et le deuxième
en dessalement en osmose inverse (OI). Le rapport avec les technologies, 42,9% de la capacité des
usines est MSF et 38,9% d’OI (les usines de plus de 400 m
3 /j représentent 57,5 % et 27,6%
respectivement). Le pourcentage restant s’applique à d’autres technologies (ED, CV et MED). (Les
statistiques données sont extraites du Rapport sur le suivi de la stratégie méditerranéenne de
développement durable Années 1995 au 2005).
I.3. Le dessalement en Algérie :
L’expérience algérienne en matière de dessalement des eaux est étroitement liée au
développement de l’industrie pétrolière et sidérurgique. Le recours au dessalement en vue d’un
usage exclusivement à l’alimentation de la population en eau potable est quasi inexistant.
Néanmoins une seule expérience a été tentée dans une situation où il n’existait aucune autre
solution, il s’agit de l’unité de déminéralisation d’Ouled Djellal dans la Wilaya de Biskra (Sud-Est
d’ Algérie).
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Impact des rejets de dessalement sur la qualité des eaux de mer ( cas des trois stations: cap djenat, El hamma, Fouka - 16/82

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