Chapitre premier :
Généralité
17
Les Saprolegnia sont des «moisissures aquatiques», ou oomycètes, faisant partie de l’ordre
des Saprolégniales. S. parasitica est endémique à tous les habitats d’eau douce à travers le
monde et est en partie responsable du déclin des populations naturelles de saumon et de
d’autres poissons d’eau douce (Van West, 2006). En effet, il a été montré que chez la plupart
des espèces de poissons d’eau douce si l’infection se répand et n’est pas traitée, elle peut
entraîner 50% de mortalité dans une population donnée (Mayer, 2000). Les différentes
espèces de Saprolegnia sont capables de germer sous différentes conditions
environnementales et de nutriments (Willoughby, 1985). Ils peuvent tolérer une large étendue
de températures allant de 3 à 33°C, ce qui reflète les préférences thermiques pour l’hôte
(Pickering et Willoughby, 1982). Le genre Saprolegnia est considéré comme un pathogène
opportuniste qui est saprophyte et nécrophage (Van West, 2006). La croissance du fungi se
présente sous une apparence duveteuse, en forme de touffes cotonneuses composées de
filaments plus ou moins ramifiées (mycélium). Sa couleur varie du blanc à gris blanc ou grismarron. Il apparait sur la peau, les nageoires, les branchies ou les yeux des poissons. C’est à
partir de ces caractéristiques, il est possible de conclure à un diagnostic positif de la
saprolégniose (Howe et Stehly, 1998). La maladie progresse rapidement et conduit
rapidement à la mort (Howe et Stehly, 1998). Les connaissances sur les espèces de
Saprolegnia, leur pathogénie et le contrôle des infections restent encore mal connues. Les
facteurs sous-jacents responsables de la maladie ne sont pas encore clairement établis (Van
West, 2006).
I.7.2. Classification des espèces de Saprolegnia :
Les espèces Saprolegnia possèdent des caractères communs avec les moisissures et les algues
(Stueland et al, 2005). Saprolegnia fait partie du phylum des oomycètes, un groupe de
protistes filamenteux d’environ 500 espèces (figure 5) (Bruno et Wood, 1999).En effet, ces
derniers possèdent d’importantes ramifications de mycéliums non-cloisonnés (Branson,
2002).
Il existe différentes souches de S. parasitica et certaines sont plus virulentes que d’autres
(Howe et Stehly, 1998). La libération des zoospores primaires, un à la fois, se fait par le pore
apical du zoosporange. Il s’agit du principal caractère permettant la séparation de Saprolegnia
des autres genres (Stuelandet al, 2005). De plus, le mode de germination indirect des
zoospores est selon Hatai et Hoshiai (1992b) et Yussa et al. (1997), une caractéristique de S.
parasitica (Hussein et al, 2001).
Généralité
17
Les Saprolegnia sont des «moisissures aquatiques», ou oomycètes, faisant partie de l’ordre
des Saprolégniales. S. parasitica est endémique à tous les habitats d’eau douce à travers le
monde et est en partie responsable du déclin des populations naturelles de saumon et de
d’autres poissons d’eau douce (Van West, 2006). En effet, il a été montré que chez la plupart
des espèces de poissons d’eau douce si l’infection se répand et n’est pas traitée, elle peut
entraîner 50% de mortalité dans une population donnée (Mayer, 2000). Les différentes
espèces de Saprolegnia sont capables de germer sous différentes conditions
environnementales et de nutriments (Willoughby, 1985). Ils peuvent tolérer une large étendue
de températures allant de 3 à 33°C, ce qui reflète les préférences thermiques pour l’hôte
(Pickering et Willoughby, 1982). Le genre Saprolegnia est considéré comme un pathogène
opportuniste qui est saprophyte et nécrophage (Van West, 2006). La croissance du fungi se
présente sous une apparence duveteuse, en forme de touffes cotonneuses composées de
filaments plus ou moins ramifiées (mycélium). Sa couleur varie du blanc à gris blanc ou grismarron. Il apparait sur la peau, les nageoires, les branchies ou les yeux des poissons. C’est à
partir de ces caractéristiques, il est possible de conclure à un diagnostic positif de la
saprolégniose (Howe et Stehly, 1998). La maladie progresse rapidement et conduit
rapidement à la mort (Howe et Stehly, 1998). Les connaissances sur les espèces de
Saprolegnia, leur pathogénie et le contrôle des infections restent encore mal connues. Les
facteurs sous-jacents responsables de la maladie ne sont pas encore clairement établis (Van
West, 2006).
I.7.2. Classification des espèces de Saprolegnia :
Les espèces Saprolegnia possèdent des caractères communs avec les moisissures et les algues
(Stueland et al, 2005). Saprolegnia fait partie du phylum des oomycètes, un groupe de
protistes filamenteux d’environ 500 espèces (figure 5) (Bruno et Wood, 1999).En effet, ces
derniers possèdent d’importantes ramifications de mycéliums non-cloisonnés (Branson,
2002).
Il existe différentes souches de S. parasitica et certaines sont plus virulentes que d’autres
(Howe et Stehly, 1998). La libération des zoospores primaires, un à la fois, se fait par le pore
apical du zoosporange. Il s’agit du principal caractère permettant la séparation de Saprolegnia
des autres genres (Stuelandet al, 2005). De plus, le mode de germination indirect des
zoospores est selon Hatai et Hoshiai (1992b) et Yussa et al. (1997), une caractéristique de S.
parasitica (Hussein et al, 2001).
