Chapitre premier :
Généralité
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plusieurs flagelles polaires entourés d'une gaine qui est un prolongement de la membrane
externe. A l'exception des espèces. Vibriocholerae et Vibriomimicus, qui sont halotolérantes,
les espèces de Vibrio sont halophiles et requièrent du chlorure de sodium pour leur croissance.
Elles poussent abondamment en milieux peptonés simples et généralement sur le milieu
"marine agar". Une gélose TCBS (Thiosulfate, Citrate, Bile Salt, Sucrose agar) a été
développée pour l'isolement sélectif de Vibrio. Certaines souches sont capables d'émettre de la
lumière dites souches luminescentes. Cette luminescence se produit par un mécanisme redox
aérobiose (oxydation réduction), catalysé par un type unique d'enzymes : la luciférase
(Voahanginirina, 1998). Parmi les Vibriospluminescents : Vibrioalbensis, Vibriofischeri,
Vibriologei, Vibrioharveyi et Vibrio splendidus.
I.4.1. Ecologie :
Le genre Vibrio fait partie des bactéries autochtones des milieux marins, beaucoup vivent en
saprophytes dans les eaux douces (Raoult, 1998), mais également commun dans les habitats
aquatiques salés (eaux de nier, estuaires, intestins des animaux marins), les vases et les boues
marines. Chaque espèce présente un preferendum thermique pour sa croissance, compris pour
la majorité d‘entre elles entre 10 et 40°C. Ce groupe bactérien qui, de part sa quantité et sa
diversité, est un élément essentiel du fonctionnement des écosystèmes laguno-côtiers. Connu
comme pathogène humain, ce groupe est aussi impliqué dans les infections des animaux
marins (mollusques, crustacés, poissons) (Gay, 2004 et Leroux et al, 2002). Ceci résulte à la
fois de la pression croissante induite par l'homme sur les zones côtières et de la plasticité
génétique et phénotypique des Vibrio qui s'adaptent rapidement aux nouvelles conditions
environnementales (Fischer-le Saux et al, 2002).
I.4.2. Taxonomie :
Depuis une trentaine d‘années, le nombre d‘espèces nouvellement décrites appartenant au
genre Vibrio a considérablement augmenté. Ainsi en 1980 seules 20 espèces étaient décrites,
contre 54 en 2002 et plus de 80 aujourd‘hui (Figure 4) (Thompson et al, 2004a; Thompson
et al, 2006; Thompson, et al, 2007). Jusqu’aux les années 80, l‘identification des espèces du
genre Vibrio était basée sur des analyses de critères phénotypiques classiques et de taxonomie
numérique reposant sur l‘utilisation de différents composés comme source de carbone et
d‘énergie, l‘étude des activités enzymatiques, la tolérance au sel, la luminescence, le
preferendum de température, les antibiogrammes et la composition en GC du génome (Alsina
et Blanch, 1994). Actuellement
Généralité
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plusieurs flagelles polaires entourés d'une gaine qui est un prolongement de la membrane
externe. A l'exception des espèces. Vibriocholerae et Vibriomimicus, qui sont halotolérantes,
les espèces de Vibrio sont halophiles et requièrent du chlorure de sodium pour leur croissance.
Elles poussent abondamment en milieux peptonés simples et généralement sur le milieu
"marine agar". Une gélose TCBS (Thiosulfate, Citrate, Bile Salt, Sucrose agar) a été
développée pour l'isolement sélectif de Vibrio. Certaines souches sont capables d'émettre de la
lumière dites souches luminescentes. Cette luminescence se produit par un mécanisme redox
aérobiose (oxydation réduction), catalysé par un type unique d'enzymes : la luciférase
(Voahanginirina, 1998). Parmi les Vibriospluminescents : Vibrioalbensis, Vibriofischeri,
Vibriologei, Vibrioharveyi et Vibrio splendidus.
I.4.1. Ecologie :
Le genre Vibrio fait partie des bactéries autochtones des milieux marins, beaucoup vivent en
saprophytes dans les eaux douces (Raoult, 1998), mais également commun dans les habitats
aquatiques salés (eaux de nier, estuaires, intestins des animaux marins), les vases et les boues
marines. Chaque espèce présente un preferendum thermique pour sa croissance, compris pour
la majorité d‘entre elles entre 10 et 40°C. Ce groupe bactérien qui, de part sa quantité et sa
diversité, est un élément essentiel du fonctionnement des écosystèmes laguno-côtiers. Connu
comme pathogène humain, ce groupe est aussi impliqué dans les infections des animaux
marins (mollusques, crustacés, poissons) (Gay, 2004 et Leroux et al, 2002). Ceci résulte à la
fois de la pression croissante induite par l'homme sur les zones côtières et de la plasticité
génétique et phénotypique des Vibrio qui s'adaptent rapidement aux nouvelles conditions
environnementales (Fischer-le Saux et al, 2002).
I.4.2. Taxonomie :
Depuis une trentaine d‘années, le nombre d‘espèces nouvellement décrites appartenant au
genre Vibrio a considérablement augmenté. Ainsi en 1980 seules 20 espèces étaient décrites,
contre 54 en 2002 et plus de 80 aujourd‘hui (Figure 4) (Thompson et al, 2004a; Thompson
et al, 2006; Thompson, et al, 2007). Jusqu’aux les années 80, l‘identification des espèces du
genre Vibrio était basée sur des analyses de critères phénotypiques classiques et de taxonomie
numérique reposant sur l‘utilisation de différents composés comme source de carbone et
d‘énergie, l‘étude des activités enzymatiques, la tolérance au sel, la luminescence, le
preferendum de température, les antibiogrammes et la composition en GC du génome (Alsina
et Blanch, 1994). Actuellement
