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La base de données MEDAR/MEDATLAS, (2002) nous a permis de reconstituer les
climatologies mensuelles des différents paramètres physico-chimiques nécessaires pour mener à
bien notre étude sur le cycle géochimique du carbone dans le bassin algéo-provençal.
Notre travail s’est focalisé d’une part sur le suivi de l’évolution décennale des paramètres
hydrologiques et biogéochimiques et d’autre part sur l’estimation du bilan de carbone dans le
bassin occidental par l’étude des productions et la modélisation des pCO 2 et TCO 2 dans la
couche de mélange. Notre travail nous a mené aux conclusions suivantes :
- L’étude des diagrammes T/S au sein du bassin algérien et du bassin liguro provençal met
clairement en évidence 3 masses d’eaux : l’Eau Atlantiques Modifiée, sujette à une forte
influence saisonnière, l’Eau Levantine Intermédiaire et l’Eau Profonde (WMDW).Nous ne
distinguons pas les eaux WIW
Les rapports N/P élevées (autour de 20) traduisent la particularité de l’écosystème
méditerranéen par la fixation de l’azote atmosphérique, la limitation en phosphate et la
présence des herbiers à posidonies
L’étude des variations saisonnières des paramètres hydrologiques met en évidence :
- Une augmentation des températures de surface de presque un degré sur l’ensemble du
bassin algéro- provençal depuis les années 50.
- L’augmentation des salinités de surface durant les années 80 probablement en réponse
à la sécheresse observée durant cette décennie.
- La très faible hausse des températures et salinités des eaux de fond liées à l’utilisation
des moyennes décennales
L’évolution annuelle des paramètres biogéochimiques révèle que :
- Les cycles saisonniers en surface des sels nutritifs montrent généralement des maxima
en période hivernale et des minima en période estivale dans les eaux de surface.
- Les concentrations des sels nutritifs et de l’oxygène dissous ont augmenté depuis les
années 50-60-70 jusqu’aux années 90. Les années 80 se singularisent par étant les plus
fertiles.
Les résultats de production primaire et de production nouvelle mettent en évidence le
caractère mésotrophe du bassin algéro-provençal malgré l’oligotrophie des eaux
méditerranéennes de surface (f<0.1). Il apparait aussi une augmentation de la fertilité depuis les
années 50 en corrélation avec la hausse des concentrations des sels nutritifs.
Le taux de reminéralisation entre 100 et 200 m de profondeur aurait augmenté d’en
moyenne 55 % à 95 % des années 50 aux années 90, suggérant que la pompe biologique de
carbone serait de moins en moins efficace en Méditerranée.
L’utilisation d’un modèle pour simuler les variations de TCO 2 et pCO 2 nous a permis de
constater :
- Une augmentation de TCO 2 en surface depuis la période pré anthropique.
conforme à ce qui a été déterminé par d’autres méthodes dans la région
- Le bassin algéro- provençal est un puits moyen de CO 2 pour l’atmosphère avec
des mois source de CO 2 en été comme cela a été observé par Begovic, (2001).
- Une bonne reproductibilité du cycle saisonnier de pCO 2 par notre modèle
Au vu de nos résultats il nous parait intéressant de :
a. Généraliser l’étude à la Méditerranée dans la mesure des données disponibles.
C
Co on nc cl lu us si io on n
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