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6.1.1. Résultat de la simulation pour les sels nutritifs et l’oxygène dissous :
6.1.1.1. Validation des résultats du modèle en sels nutritifs dans la couche de mélange :
a- Le Bassin algérien :
Les variations saisonnières des phosphates et nitrates apparaissent clairement dans les figures
49 et 50 pour toutes les décennies étudiées. Aussi bien les valeurs observées que les valeurs simulées
montrent une diminution nette du printemps jusqu’à l’ automne. Ces observations concordent avec les
profils de l’évolution annuelle de la chlorophylle dans cette région. En effet la figure montre une à deux
périodes de production durant l’année avec néanmoins des maxima de production au mois de MarsAvril-Mai selon la décennie ce qui rejoint les observations d’Illoul, (1996) qui déjà reporte l’apparition de
plusieurs poussées phytoplanctoniques dans le bassin algérien au cours de l’année.
Pour les phosphates, on remarque que le cycle modélisé suit parfaitement les données
observées pour la période pré- anthropique ou décennie 0, alors qu’il est légèrement décalé pour les
autres décennies. L’amplitude saisonnière des variations de PO 4 est relativement bien reproduite pour
toutes les décennies.
En ce qui concerne les nitrates, le modèle ne reproduit pas bien l’oligotrophie des eaux
Méditerranéennes en ce nutriment. En effet, mise à part la décennie 2 où le cycle modélisé représente
relativement bien les données observées, les concentrations en nitrates sont surestimées pour les autres
décennies. Ceci pourrait être dû au fait que les années 80 sont mieux représentées en terme de
données minimisant ainsi les risques d’erreurs de calcul. Les interpolations pourraient être à l’origine de
la surestimation des nitrates de subsurface et donc d’une surestimation de l’effet du mélange vertical. En
revanche, l’amplitude des variations saisonnières est bien représentée.
b- Le bassin Liguro- provençal :
Les cycles des sels nutritifs dans le bassin liguro- provençal sont relativement semblables à ceux
observés et simulés dans le bassin algérien. Les concentrations maximales sont observées de janvier à
mars selon la décennie et le sel nutritif. Cette période est connue pour être le siège d’intense convection
verticale dans le bassin liguro- provençal comme le montre le profil de la couche de mélange qui
s’approfondit jusqu'à 200m au mois de février de toutes les décennies, (Figure 48a). Le cycle de la
chlorophylle corrobore ces observations, en effet, les productions maximales sont observées au début du
printemps, après que la colonne d’eau se soit stabilisée par le réchauffement des eaux de surface ce qui
permet au phytoplancton d’utiliser les nutriments apportés de la couche de subsurface par les mélanges
hivernaux.
Comme pour le bassin algérien le cycle modélisé des phosphates est légèrement décalé par
rapport aux valeurs observées. Mais la tendance de l’évolution saisonnière est bien respectée.
Les nitrates sont aussi surestimés dans le bassin liguro- provençal sauf pour la deuxième
décennie où le modèle reproduit relativement bien l’évolution saisonnière de ce nutriment. Cela pourrait
s’expliquer de la même manière que dans le bassin algérien par la plus grande abondance de données à
cette période.
D’une manière générale, les années 80 sembles êtres les plus productives dans les deux bassins
en terme de concentration de chlorophylle (figure 47d et 48d).
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