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l’ensemble du bassin algéro-provençal. Cette augmentation est un peu plus marquée dans le
bassin algérien que dans le bassin liguro-provençal.
Les études menées par BETHOUX et al, (1998b) sur des données historiques ont permis
de confirmer une hausse dans le temps des concentrations en phosphate, sur la période 19631994, et nitrate, sur la période 1972-1994, de l’ordre de 0,5% par an avec toutefois peu de
changement dans les concentrations des silicates. Ces auteurs attribuent cette hausse à
l’augmentation des apports atmosphériques et telluriques, notamment les rejets sans traitement
des eaux usées domestiques riches en poly-phosphates des pays riverains.
L’évolution décennale de l’anomalie en oxygène est présentée dans la figure 27. Les
valeurs négatives de l’anomalie en oxygène traduisent l’utilisation d’O 2 lors de la
reminéralisation de la matière organique par la dégradation bactérienne dans les couches
profondes. Les années 80 présentent les valeurs les plus élevées, toutefois la tendance
générale depuis les années 50 est à la hausse dans les deux bassins et semble être corrélées
à l’évolution des nitrates. L’oxygène en profondeur aurait donc diminué dans le temps, ce qui va
dans le sens d’une augmentation d’apports organiques telluriques.
Bassin Algérien
-56
-54
-52
-50
-48
-46
-44
-42
Déc "1"
Déc "2"
Déc "3"
UAO (µmol/l)
Bassin liguro-provençal
-56
-54
-52
-50
-48
-46
-44
-42
Déc "1"
Déc "2"
Déc "3"
UAO (µmol/l)
Figure 27 : Evolution décennale de l’anomalie en oxygène en profondeur dans le bassin algérien (à
gauche) et le bassin liguro- provençal (à droite) pour les trois décennies étudiées.
4.1.2.2. Rapports élémentaires :
Dans notre étude nous avons calculé les rapports biochimiques pour le bassin algérien
et le bassin liguro- provençal sur l’ensemble des données de sels nutritifs non interpolées pour
chaque saison. Nos rapports ont été calculé&s par des régressions linéaires sur toute la
colonne d’eau. Ce sont donc à la fois des rapports de production et de régénération.
La Méditerranée est connue depuis longtemps comme une mer oligotrophe. De
nombreuses études (BETHOUX et al, 1998b ; BETHOUX et al, 2001 ; DIAZ et al, 2001) montrent un
rapport N/P plus élevé dans les eaux méditerranéennes que le ratio typique de 16, cet état de
fait se reflète généralement dans l’ensemble de nos résultats (tableau 8)
Le bassin algérien montre un rapport global de N/P de 19 avec une variation saisonnière
marquée entre l’hiver où le ratio atteint sa plus faible valeur de 15.63 et l’été avec un ratio de
21.21. Les valeurs de N/P élevées sont probablement dues au fait que le phosphore est un
élément limitant à la croissance phytoplanctonique en Méditerranée (DIAZ et al, 2001). Par
ailleurs, ils peuvent aussi s’expliquer par la fixation de l’azote atmosphérique par l’écosystème
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