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La consommation des sels nutritifs par les espèces phytoplanctoniques fait diminuer leur
concentrations pour atteindre des valeurs très faibles en été (juillet -Août), d’autant plus que le
réchauffement des eaux superficielles en saison estivale engendre une stratification, ce qui
forme un écran aux échanges et empêche le renouvellement des sels nutritifs en surface.
Les concentrations de surface les plus élevées (toutes décennies confondues) en
nitrates mesurées ne dépassent pas 1.24 µmol/l dans le bassin algérien et 1.31 µmol/l dans le
bassin liguro- provençal. Pour les phosphates les maxima sont de l’ordre de 0.14 µmol/l sur
l’ensemble de la zone d’étude alors que les valeurs maximales desilicates sont de l’ordre de
1.60 µmol/l. Ces valeurs reflètent l’oligotrophie des eaux méditerranéennes.
Nous observons d’une manière générale une augmentation des concentrations des sels
nutritifs depuis les années 50-60-70 jusqu’aux années 90 même si les années 80 semblent les
plus fertiles surtout en terme de phosphates. Ceci pourrait s’expliquer par plus d’apports
telluriques et/ou atmosphérique durant ces années. D’ailleurs, la Méditerranée reçoit chaque
année des quantités considérables de poussières sahariennes, source potentielle de phosphore
à la colonne d'eau, (RIDAME, 2001).
Par ailleurs il n’y a pratiquement pas de différence entre les concentrations moyennes
des sels nutritifs mesurées dans le bassin algérien et celles relevées dans le bassin liguroprovençal. Cela peut être lié à un artefact de l’interpolation spatiale.
L’évolution annuelle de l’anomalie en oxygène en surface est présentée dans la figure
(25). Le bassin algéro-provençal est une source d’oxygène pour l’atmosphère toute l’année. Les
concentrations maximales sont relevées durant la saison estivale lorsque les sels nutritifs
atteignent leurs concentrations les plus faibles. L’augmentation de l’anomalie en oxygène
commence dès la fin du printemps et atteint le maximum au milieu de l’été (accumulation de
production photosynthétique d’oxygène). NAJJAR and KEELING, (1997) reporte que
l’augmentation de l’anomalie en oxygène en surface est reliée à l’augmentation de la
température des eaux en été, car la solubilité diminue de l’hiver à l’été
Bassin Algérien
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Anomalie d'oygène (µmol/l)
Bassin liguro-provençal
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Anomalie d'oxygène (µmol/l)
Figure 25 : Cycles annuels de l’anomalie d’oxygène (-UAO) en surface (0m) dans le bassin algérien et
dans le bassin liguro- provençal pour les trois décennies étudiées.
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