HISTOCHXMIE er cv'rocmmru ANIMALES.
441
Sauf pour la chitine, la caractérisation des mucopolysaccharides, muco—
protéines et glycoprotéines neutres en termes d’individualités chimiquement
dénies est en général beaucoup plus difcile que pour les mum—composés
acides, et les travaux histochimiques sur ce sujet sont plus descriptifs
qu’interprétatils. Nous étudierons successivement la chitine, les mucoîdes
et les glyco—hormones hypophysaires.
Chitinc. — Chez beaucoup d'lnvertébrés, chez certains Protistes et
Champignons, le squelette est formé de chitine. Comme le remarque
SCHULZE (l925) les zoologistes ont l'habitude
chitine les
substances cuticulaires des Invertébrés, dès qu'elles ont une certaine
consistance, sans arguments chimiques.
Nous avons indiqué p. 403 les contradictions au sujet de la réaction au
PAS pour la chitine.
La réaction histochimique la meilleure pour l’identication de la chitine
est la réaction de SCHULZE (1922); elle est basée sur le fait qu’après un
traitement par le diaphanol [acide chlorodioxyacétique, COOl—l—CCKOHQ]
la chitine donne régulièrement une coloration intense avec le chlorure
de zinc iodé.
Procédé. — l° L'objet à étudier est plongé pendant 24 heures ou plus, dans du diaphanol,
à l'obscurité et dans un acon fermant hermétiquement; 2° Après un lavage soigné, la
préparation est recouverte de chlorure de zinc iodé (iode, 6,l g; inclure de potassium, IO g;
eau, l4 g; chlorure de zinc, 60 g; eau, l4 g). Mélanger les deux solutions et ltrer sur coton
de verre; avant l'emploi, vérifier que le liquide colore le papier ltre en violet. La présence
de chitine se marque par une coloration violette, qui n’apparaît souvent qu‘après un
lavage à
SCHULZE admet que le diaphanol — qui est, par ailleurs, un agent de
dépigmentation énergique — a la
dissoudre les « incrustes »,
qui imprégnent la chitine des arthropodes et empêchent les réactions au
chlorure de zinc ioclé.
Comme on l’a dit plus haut (p. 436) la réaction au chlorure de zinc iodé
est donnée également par la cellulose et la tunicine. Si l'on veut éviter
toute confusion avec celles-ci, on traitera par le liquide de Lugol et l’acide
sulfurique dilué (l à 2 %). La cellulose et la tunicine se eolorent en bleu
tandis que la chitine se colore seulement en brun plus ou moins foncé.
Mucaïdes. '— Le terme « glande mucoïde » ou « cellules mucoïdes >>
a
été introduit par SCHAFFER (1927) pour nommer des cellules ayant les
441
Sauf pour la chitine, la caractérisation des mucopolysaccharides, muco—
protéines et glycoprotéines neutres en termes d’individualités chimiquement
dénies est en général beaucoup plus difcile que pour les mum—composés
acides, et les travaux histochimiques sur ce sujet sont plus descriptifs
qu’interprétatils. Nous étudierons successivement la chitine, les mucoîdes
et les glyco—hormones hypophysaires.
Chitinc. — Chez beaucoup d'lnvertébrés, chez certains Protistes et
Champignons, le squelette est formé de chitine. Comme le remarque
SCHULZE (l925) les zoologistes ont l'habitude
chitine les
substances cuticulaires des Invertébrés, dès qu'elles ont une certaine
consistance, sans arguments chimiques.
Nous avons indiqué p. 403 les contradictions au sujet de la réaction au
PAS pour la chitine.
La réaction histochimique la meilleure pour l’identication de la chitine
est la réaction de SCHULZE (1922); elle est basée sur le fait qu’après un
traitement par le diaphanol [acide chlorodioxyacétique, COOl—l—CCKOHQ]
la chitine donne régulièrement une coloration intense avec le chlorure
de zinc iodé.
Procédé. — l° L'objet à étudier est plongé pendant 24 heures ou plus, dans du diaphanol,
à l'obscurité et dans un acon fermant hermétiquement; 2° Après un lavage soigné, la
préparation est recouverte de chlorure de zinc iodé (iode, 6,l g; inclure de potassium, IO g;
eau, l4 g; chlorure de zinc, 60 g; eau, l4 g). Mélanger les deux solutions et ltrer sur coton
de verre; avant l'emploi, vérifier que le liquide colore le papier ltre en violet. La présence
de chitine se marque par une coloration violette, qui n’apparaît souvent qu‘après un
lavage à
SCHULZE admet que le diaphanol — qui est, par ailleurs, un agent de
dépigmentation énergique — a la
dissoudre les « incrustes »,
qui imprégnent la chitine des arthropodes et empêchent les réactions au
chlorure de zinc ioclé.
Comme on l’a dit plus haut (p. 436) la réaction au chlorure de zinc iodé
est donnée également par la cellulose et la tunicine. Si l'on veut éviter
toute confusion avec celles-ci, on traitera par le liquide de Lugol et l’acide
sulfurique dilué (l à 2 %). La cellulose et la tunicine se eolorent en bleu
tandis que la chitine se colore seulement en brun plus ou moins foncé.
Mucaïdes. '— Le terme « glande mucoïde » ou « cellules mucoïdes >>
a
été introduit par SCHAFFER (1927) pour nommer des cellules ayant les
