Chapitre 1
Généralités
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3. Oxygène dissous (OD).
La mesure de l’oxygène dissous concerne exclusivement l’oxygène moléculaire (O 2 ) en
solution, est un paramètre de la qualité du milieu (Aminot, 1983) qui gouverne la plus part
des processus biologiques des écosystèmes aquatiques (Aminot, 2004).
Sa concentration et sa saturation dans l’eau de mer est régie par plusieurs processus
physiques, chimiques et biologiques :
- Echanges à l’interface air-mer.
- Phénomènes d’auto-oxydation.
- Respiration et photosynthèse.
Les processus biologiques ont une influence importante sur la concentration de
l’oxygène : soit en le sursaturant dans les zones eutrophes (développement phytoplanctonique
important), soit en le sous-saturant dans les zones d’accumulation des détritus carbonés
(oxydation de la matière organique, nitrification de l’azote ammoniacal) (Aminot et
Chaussepied, 1983). Dans le cas de leur absence, sa concentration dans l’eau de mer en
contact de l’air n’est qu’en fonction de la pression atmosphérique, la température et de la
salinité de l’eau (Aminot, 2004).
Selon DIAZ et al.1995, l’oxygène est considéré comme la variable environnementale
qui a le plus évolué au cours des dernières décennies dans les écosystèmes côtiers.
4. Potentiel d’hydrogène (pH).
Le pH (potentiel Hydrogène) est relatif à la concentration en ions hydrogène (H
+ ) de
l'eau, donc à l’acidité du milieu (Annexes A.1). Sa modification est due essentiellement à la
présence des carbonates issus de l’échange de dioxyde de carbone (CO 2 ) à l’interface air-mer,
de la dissolution du calcaire (Aminot, 2004) et des rejets industriels ou des apports d’eau
continentale à pH acide (Aminot, 1983). En absence de ces influences externes, le pH est le
reflet des équilibres entre les espèces chimiques majeurs du milieu gouvernés par les
processus physique, chimique et biologiques.
Les variations du pH sont en rapport avec l’oxygène : une forte production de l’oxygène
suite à l’activité photosynthétique implique une diminution de la teneur de l’eau en CO 2 , en
conséquence le pH augmente (Lefebvre et, 1978).
Suite à ces variations, le pH est directement ou indirectement un indicateur de certaines
pollutions (Aminot, 2004).
5. Matières en suspension (MES).
En plus des substances dissoutes, l’eau de mer contient des matières en suspension
d’origines minérales ou organiques, vivantes ou détritiques, de nature biogénique, terrigène,
éolienne et en fin météoriques (Ivanoff, 1972).
Dans les océans, la concentration des MES est faible : elle diminue de la surface
jusqu’au fond. Par contre les plus grandes teneurs en MES sont aux niveaux des milieux
côtiers et estuariens.
Leur principal effet est de troubler l'eau, diminuant ainsi le rayonnement lumineux
indispensable pour une bonne croissance des végétaux aquatiques (La photosynthèse).
Les MES peuvent être considérés comme des transporteurs importants des polluants
fertilisants, toxiques, biologiques (phénomène d’adsorption-désorption des espèces
chimiques) (J. C. Lacaze, 1996)
Généralités
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3. Oxygène dissous (OD).
La mesure de l’oxygène dissous concerne exclusivement l’oxygène moléculaire (O 2 ) en
solution, est un paramètre de la qualité du milieu (Aminot, 1983) qui gouverne la plus part
des processus biologiques des écosystèmes aquatiques (Aminot, 2004).
Sa concentration et sa saturation dans l’eau de mer est régie par plusieurs processus
physiques, chimiques et biologiques :
- Echanges à l’interface air-mer.
- Phénomènes d’auto-oxydation.
- Respiration et photosynthèse.
Les processus biologiques ont une influence importante sur la concentration de
l’oxygène : soit en le sursaturant dans les zones eutrophes (développement phytoplanctonique
important), soit en le sous-saturant dans les zones d’accumulation des détritus carbonés
(oxydation de la matière organique, nitrification de l’azote ammoniacal) (Aminot et
Chaussepied, 1983). Dans le cas de leur absence, sa concentration dans l’eau de mer en
contact de l’air n’est qu’en fonction de la pression atmosphérique, la température et de la
salinité de l’eau (Aminot, 2004).
Selon DIAZ et al.1995, l’oxygène est considéré comme la variable environnementale
qui a le plus évolué au cours des dernières décennies dans les écosystèmes côtiers.
4. Potentiel d’hydrogène (pH).
Le pH (potentiel Hydrogène) est relatif à la concentration en ions hydrogène (H
+ ) de
l'eau, donc à l’acidité du milieu (Annexes A.1). Sa modification est due essentiellement à la
présence des carbonates issus de l’échange de dioxyde de carbone (CO 2 ) à l’interface air-mer,
de la dissolution du calcaire (Aminot, 2004) et des rejets industriels ou des apports d’eau
continentale à pH acide (Aminot, 1983). En absence de ces influences externes, le pH est le
reflet des équilibres entre les espèces chimiques majeurs du milieu gouvernés par les
processus physique, chimique et biologiques.
Les variations du pH sont en rapport avec l’oxygène : une forte production de l’oxygène
suite à l’activité photosynthétique implique une diminution de la teneur de l’eau en CO 2 , en
conséquence le pH augmente (Lefebvre et, 1978).
Suite à ces variations, le pH est directement ou indirectement un indicateur de certaines
pollutions (Aminot, 2004).
5. Matières en suspension (MES).
En plus des substances dissoutes, l’eau de mer contient des matières en suspension
d’origines minérales ou organiques, vivantes ou détritiques, de nature biogénique, terrigène,
éolienne et en fin météoriques (Ivanoff, 1972).
Dans les océans, la concentration des MES est faible : elle diminue de la surface
jusqu’au fond. Par contre les plus grandes teneurs en MES sont aux niveaux des milieux
côtiers et estuariens.
Leur principal effet est de troubler l'eau, diminuant ainsi le rayonnement lumineux
indispensable pour une bonne croissance des végétaux aquatiques (La photosynthèse).
Les MES peuvent être considérés comme des transporteurs importants des polluants
fertilisants, toxiques, biologiques (phénomène d’adsorption-désorption des espèces
chimiques) (J. C. Lacaze, 1996)
