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chacun des flancs (DUGUY et ROBINEAU, 1992). Son corps est assez fin et fuselé, l’adulte
possède un rostre bien marqué, long et mince (SYLVESTRE, 1989).
Ses dents sont coniques très pointues et recourbées vers l’intérieur, il en possède une quarantaine
par demi-mâchoire (BOUTIBA, 2011).
La S.coeruleoalba mesure en moyenne deux mètres de long à l’âge adulte et son poids corporel
peut dépasser les 100 kilogrammes (BOURRET, 2006), il a été constaté que sa taille varie en
fonction de la zone géographique (PERRIN et al., 1994).
b. Reproduction
En Algérie, le dauphin bleu et blanc atteint sa maturité sexuelle quand la femelle mesure 1.8
mètres de long et pour le mâle 2 mètres (BOUTIBA, 1992) ; le cycle reproducteur de la femelle
est de 3 à 4 ans, la durée de gestation est de 12 mois (DUGUY et ROBINEAU, 1982 ;
CALZADA et al., 1996 ; BOMPAR, 2000 ; ROBINEAU, 2005). En Méditerranée nordoccidentale, les mises-bas ont lieu de la fin de l’été à l’automne (AGUILAR, 2000).
c. Alimentation
S.coeruleoalba se nourrit essentiellement : de poissons pélagiques, de céphalopodes et de
crustacés décapodes (ORSI et RELINI, 1993). Selon DESPORTES (1985), la population de la
Méditerrané consomme plus de calmars en comparaison avec celle de l’Atlantique.
Dans les eaux algériennes, et conformément aux contenus stomacaux, ce cétacé semble préférer
les poissons (70% des proies ingérées), des céphalopodes (30%) où on trouve essentiellement
des calmars (Loligo vulgaris) et des seiches (Sepia officinalis) (BOUTIBA, 1992).
d. Répartition géographique
Le dauphin bleu et blanc est répandu dans les eaux tempérées et tropicales de tous les océans du
monde (AGUILAR, 2000), aussi bien que dans les mers semi-fermées comme la Méditerranée,
la Mer Noire exceptée (ANONYME, 2010). Il préfère essentiellement les eaux productives en
biomasse situées au large, au-delà du plateau continental (AGUILAR, 2000).
e. Etat de la population
Les dauphins bleus et blancs sont les cétacés les plus abondants et se trouvent parmi les espèces
les mieux connues de la Méditerranée, dans les deux bassins, l’occidental et l’oriental. La
dégradation des habitats liée aux pesticides agricoles et aux peintures antisalissure, la pollution
de l’eau et l’activité de pêche commerciale constituent une menace importante pour cette espèce
et la rend vulnérable (ANONYME, 2012).
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