Chapitre I : Généralités
________________________________________________________________________ 4
I-3-2- la salinité
La salinité en baie d’Alger varie de 0.1 à 0.2 en toute saison entre la surface et le fond
(Lalami-Taleb, 1970), dans la baie de Bou-Ismail la salinité moyenne annuelle varie entre
37.18 et 38 et elle décroît à l’embouchure des oueds Mazafran et Nador pour atteindre 36.08
I-3-3- les vents
Selon Asso (1982) in Zegdoudi (2006), le vent est une des forces physiques régissant les
courants et les houles. La baie de Bou-Ismail est caractérisée par une périodicité des vents qui
se traduit par une prédominance des vents d’Ouest en hiver et printemps induisant des houles
de grandes amplitudes et des vents de l’Est en été et début automne avec de faibles amplitudes
Asso (1982) in Zegdoudi (2006).
L’analyse globale des observations des régimes des vents fait sur 5 ans par le C.R.O.P
(1983) in Lahmer, (2007), montre qu’il existe trois catégories dominantes de vent :
• Les vents nuls, estimé annuellement à 11.6 % avec une dominance estivale.
• Les vents de secteur Nord Nord Ouest (N 315° - 360°) à Ouest (N 270° à 315°)
sont les plus fréquents (représentés à 18.06 % en été, à 45.64 % en hiver). Ils s’étalent
sur une longue période (de Décembre à Mai) et se caractérisent par leur violence (de 6
à 10 nœuds) (Leclaire, 1972).
• Les vents de secteur Est (N 450° à 90°), peu fréquents (de 18.27 % en hiver et
57.63 % en été), de durée moindre (de Juin à Octobre), ils ont des vitesses plus
atténuées (de 4 à 6 nœuds).
I-3-4- la pluviométrie
La baie de Bou-Ismail est une région à pluviométrie relativement élevée. La moyenne
des précipitations annuelles de 1970 à 2006 est de 509.25 mm ONM (2007) in Lahmer
(2007), cette pluviométrie est très variable d’une saison à l’autre et présente les moyennes, les
maxima et les minima suivants :
• Printemps : 37.1 mm< pluviométrie<324.3 mm, avec une moyenne de 131.51 mm.
• Eté : 0 mm< pluviométrie<98.5 mm, avec une moyenne de 14.64 mm.
• Automne : 46.9 mm< pluviométrie<438 mm, avec une moyenne de 155.61 mm.
• Hiver : 57.7 mm< pluviométrie<454.1 mm, avec une moyenne de 209.13 mm.
I-4- Circulation des eaux dans le bassin méditerranéen
Dans le bassin algérien, décrit comme un réservoir où l’eau atlantique s’accumule avant de
s’écouler vers le Nord et l’Est, il est évident depuis longtemps que les courants
géostrophiques (Millot, 1987) (Fg.2) montrent une très forte variabilité spatiale (Vrouch et
al., 1992). En effet, la pénétration dans le mer d’Alboran de l’eau atlantique modifiée
(M.A.W) (Millot, 1987 ; Jaques et Tréguer., 1986). Cette eau se trouve dans la couche
superficielle de 150 m d’épaisseur, avec une température de 15°C à 23°C en surface et de
13.5°C à 14°C en profondeur et des salinité de 36.5 à 38 ‰. L’écoulement de l’Eau
Atlantique Modifiée se fait de façon cyclonique à l’échelle méditerranéenne. Le courant
longeant la côte algérienne reste plus ou moins stable puis se structure en deux veines. Millot
(1987 ; 1985), souligne que l’Eau Atlantique Modifiée présenterait dans le bassin algérien
sous forme de veine de courant étroit engendrant des méandres et tourbillons côtières de 50
Km de diamètre associés à des upwellings non induits par le vent, ces derniers favoriseraient
une intense productivité biologique et par conséquent augmenteraient les capacités
________________________________________________________________________ 4
I-3-2- la salinité
La salinité en baie d’Alger varie de 0.1 à 0.2 en toute saison entre la surface et le fond
(Lalami-Taleb, 1970), dans la baie de Bou-Ismail la salinité moyenne annuelle varie entre
37.18 et 38 et elle décroît à l’embouchure des oueds Mazafran et Nador pour atteindre 36.08
I-3-3- les vents
Selon Asso (1982) in Zegdoudi (2006), le vent est une des forces physiques régissant les
courants et les houles. La baie de Bou-Ismail est caractérisée par une périodicité des vents qui
se traduit par une prédominance des vents d’Ouest en hiver et printemps induisant des houles
de grandes amplitudes et des vents de l’Est en été et début automne avec de faibles amplitudes
Asso (1982) in Zegdoudi (2006).
L’analyse globale des observations des régimes des vents fait sur 5 ans par le C.R.O.P
(1983) in Lahmer, (2007), montre qu’il existe trois catégories dominantes de vent :
• Les vents nuls, estimé annuellement à 11.6 % avec une dominance estivale.
• Les vents de secteur Nord Nord Ouest (N 315° - 360°) à Ouest (N 270° à 315°)
sont les plus fréquents (représentés à 18.06 % en été, à 45.64 % en hiver). Ils s’étalent
sur une longue période (de Décembre à Mai) et se caractérisent par leur violence (de 6
à 10 nœuds) (Leclaire, 1972).
• Les vents de secteur Est (N 450° à 90°), peu fréquents (de 18.27 % en hiver et
57.63 % en été), de durée moindre (de Juin à Octobre), ils ont des vitesses plus
atténuées (de 4 à 6 nœuds).
I-3-4- la pluviométrie
La baie de Bou-Ismail est une région à pluviométrie relativement élevée. La moyenne
des précipitations annuelles de 1970 à 2006 est de 509.25 mm ONM (2007) in Lahmer
(2007), cette pluviométrie est très variable d’une saison à l’autre et présente les moyennes, les
maxima et les minima suivants :
• Printemps : 37.1 mm< pluviométrie<324.3 mm, avec une moyenne de 131.51 mm.
• Eté : 0 mm< pluviométrie<98.5 mm, avec une moyenne de 14.64 mm.
• Automne : 46.9 mm< pluviométrie<438 mm, avec une moyenne de 155.61 mm.
• Hiver : 57.7 mm< pluviométrie<454.1 mm, avec une moyenne de 209.13 mm.
I-4- Circulation des eaux dans le bassin méditerranéen
Dans le bassin algérien, décrit comme un réservoir où l’eau atlantique s’accumule avant de
s’écouler vers le Nord et l’Est, il est évident depuis longtemps que les courants
géostrophiques (Millot, 1987) (Fg.2) montrent une très forte variabilité spatiale (Vrouch et
al., 1992). En effet, la pénétration dans le mer d’Alboran de l’eau atlantique modifiée
(M.A.W) (Millot, 1987 ; Jaques et Tréguer., 1986). Cette eau se trouve dans la couche
superficielle de 150 m d’épaisseur, avec une température de 15°C à 23°C en surface et de
13.5°C à 14°C en profondeur et des salinité de 36.5 à 38 ‰. L’écoulement de l’Eau
Atlantique Modifiée se fait de façon cyclonique à l’échelle méditerranéenne. Le courant
longeant la côte algérienne reste plus ou moins stable puis se structure en deux veines. Millot
(1987 ; 1985), souligne que l’Eau Atlantique Modifiée présenterait dans le bassin algérien
sous forme de veine de courant étroit engendrant des méandres et tourbillons côtières de 50
Km de diamètre associés à des upwellings non induits par le vent, ces derniers favoriseraient
une intense productivité biologique et par conséquent augmenteraient les capacités
