Chapitre I :
Généralités.
6
l'océan aux faibles latitudes, lorsqu'il y a peu de production biologique. En eau profonde,
lorsque l'on regarde sous l'eau, la lumière que l'on voit est celle diffusée par les molécules
d'eau. La diffusion étant plus importante pour les petites longueurs d'onde (bleu) que pour les
grandes longueurs d'onde (principe de Rayleigh), l'eau parait bleue.
Tableau 1.1 : Couleur de l’eau en fonction des particules présentes (Hoareau, 2005).
Substance dans l'eau
Couleur absorbée
Apparition de
l'eau
Matière jaune
(Gelbstoff)
Le bleu
Jaunâtre
MOP
Le bleu
Jaune
Chlorophylle
Les deux extrémités du spectre (rouge et
violet)
Verte
De plus les composantes rouges et jaunes de la lumière solaire sont absorbées en
quelques mètres, la seule composante susceptible d'être diffusée est donc le bleu. Dans les
régions où la productivité biologique est importante, la chlorophylle contenue dans le
phytoplancton absorbe la composante bleue et la lumière se décale vers le vert (Hoareau,
2005).
L’analyse de cette couleur de l’eau se fait à l’aide de capteurs placés sur des
plateformes satellitaires en orbite autour de la Terre (Antoine et al., 2003 ; Bricaud et al.,
2002, in Gohin et Oger-Jeanneret, 2006). Ces capteurs mesurent l’intensité des
rayonnements par la surface des océans (water-leaving radiance) dans différentes gammes de
longueurs d’onde (bandes). La radiance de l’eau ainsi mesurée tient compte des interactions
avec la colonne d’eau et les particules.
Chaque composant ayant une signature spectrale qui lui est propre, il est possible, à partir de
ces mesures, d’en déterminer la concentration (Morel et Prieur, 1977 ; Gordon et Morel,
1981, in Gohin et Oger-Jeanneret, 2006).
La détermination de ces concentrations permettra d’estimer la productivité primaire du
phytoplancton et donc d’évaluer son état de santé qui est le témoin direct d’une éventuelle
pollution des eaux.
3.2 Chlorophylle
Généralités.
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l'océan aux faibles latitudes, lorsqu'il y a peu de production biologique. En eau profonde,
lorsque l'on regarde sous l'eau, la lumière que l'on voit est celle diffusée par les molécules
d'eau. La diffusion étant plus importante pour les petites longueurs d'onde (bleu) que pour les
grandes longueurs d'onde (principe de Rayleigh), l'eau parait bleue.
Tableau 1.1 : Couleur de l’eau en fonction des particules présentes (Hoareau, 2005).
Substance dans l'eau
Couleur absorbée
Apparition de
l'eau
Matière jaune
(Gelbstoff)
Le bleu
Jaunâtre
MOP
Le bleu
Jaune
Chlorophylle
Les deux extrémités du spectre (rouge et
violet)
Verte
De plus les composantes rouges et jaunes de la lumière solaire sont absorbées en
quelques mètres, la seule composante susceptible d'être diffusée est donc le bleu. Dans les
régions où la productivité biologique est importante, la chlorophylle contenue dans le
phytoplancton absorbe la composante bleue et la lumière se décale vers le vert (Hoareau,
2005).
L’analyse de cette couleur de l’eau se fait à l’aide de capteurs placés sur des
plateformes satellitaires en orbite autour de la Terre (Antoine et al., 2003 ; Bricaud et al.,
2002, in Gohin et Oger-Jeanneret, 2006). Ces capteurs mesurent l’intensité des
rayonnements par la surface des océans (water-leaving radiance) dans différentes gammes de
longueurs d’onde (bandes). La radiance de l’eau ainsi mesurée tient compte des interactions
avec la colonne d’eau et les particules.
Chaque composant ayant une signature spectrale qui lui est propre, il est possible, à partir de
ces mesures, d’en déterminer la concentration (Morel et Prieur, 1977 ; Gordon et Morel,
1981, in Gohin et Oger-Jeanneret, 2006).
La détermination de ces concentrations permettra d’estimer la productivité primaire du
phytoplancton et donc d’évaluer son état de santé qui est le témoin direct d’une éventuelle
pollution des eaux.
3.2 Chlorophylle
