Chapitre I
Présentation de la zone d’étude
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II.3.2. Circulation
La circulation des courants a été initialement décrite par Nielsen (1912), Wüst (1961) et
Ovchinnikov (1966). Les travaux de Millot (1985, 1987, 1999) précisent les modalités de
cette circulation. Le nombre considérable de travaux réalisés durant cette dernière décade
confirment et complètent les diagrammes présentés dix ans auparavant par Millot (1987). Ces
travaux ont en outre mis l’accent sur les phénomènes de moyenne échelle dans le bassin
algérien qui induisent une importante variabilité sur la circulation de l’ensemble des masses
d’eaux ; la partie centrale du bassin algérien est considérée comme l’un des lieux les plus
énergétiques de toute la Méditerranée (à moyenne échelle).
Une fois le détroit de Gibraltar franchi, les eaux atlantiques de surface se mélangent aux eaux
superficielles. Lors de leur progression vers l’Est, les eaux atlantiques vont être modifiées
sous l’effet conjugué de leur mélange avec les eaux méditerranéennes et des facteurs
climatologiques et météorologiques. Elles vont former l’eau atlantique modifiée (MAW).
Dans la mer d’Alboran, l’eau atlantique modifiée (MAW) s’écoule selon un schéma de
circulation anticyclonique permanent à l’Ouest, alors qu’à l’Est, elle suit un circuit plus
variable qui est anticyclonique la majeure partie du temps.
Une veine de ce tourbillon anticyclonique rejoint la côte algérienne près de 0°E (près d’Oran)
et prend le nom de courant algérien (Millot, 1985). Ce courant est relativement étroit (30-50
km de largeur) et profond, mais devient plus ample lors de sa progression vers l’Est
(Benzohra et Millot, 1995). Il longe la côte et devient instable à partir de 1-2°E. Les
turbulences engendrent des tourbillons côtiers (50-100 km de diamètre) cycloniques et
anticycloniques.
Figure 3 : Circulation de la MAW et de la MIW (Millot, 1999).
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La corrélation entre les paramètres physiques et la densité de microplancton dans la côte Algérienne: région centrale - 20/106

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