CHAPITRE I. GENERALITES
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2020, l’obtention de 16 % de son énergie à partir de sources renouvelables. La plupart des pays
qui utilisent la digestion anaérobie pour le traitement des résidus putrescibles municipaux
recourent aux technologies européennes pour le faire (AMARANTE, 2010).
11.8. Biométhanisation en Algérie
L’utilisation du biogaz en Algérie remonte à 1940. Son exploitation avait permis la mise en
marche des phares et des bouées qui ont illuminés toute la côte algérienne. C’est surtout grâce
aux travaux de deux chercheurs DUCELLIER et ISMAN que ce biocombustible convertible en
toute forme d’énergie (chaleur, électricité, carburant…) a été exploité. Un premier digesteur fût
construit à l’Institut National Agronomique d’El Harrach et en 1948 on assiste à la mise en
marche de la première voiture expérimentale au niveau africain. L’année d’après, 08 cuves de
40 m
3 furent construites et produisirent jusque dans les années 1960 prés de 30 000 m
3 de
biométhane par an. Le substrat de digestion était récupéré du cheptel qui comptait 15 bovins, 12
chevaux et 25 porcs produisant en moyenne 260 tonnes de fumier par an. Le gaz produit servait
pour la cuisine de l’internat (200 élèves), pour les besoins du laboratoire et de 02 tracteurs. En
1951, ces mêmes auteurs ont conçu un tracteur « Caterpillar » dont le moteur présentait une
puissance supérieure à celui fonctionnant à l’essence. Un autre digesteur, constitué de 03 cuves
de 14 m
3
non enterrées en béton mince vibré et armé a été construit en 1953 à l’Ecole
d’Agriculture de Guelma (AMROUCHE et IGOUD, 2005).
Le biogaz était à usage domestique, (cuisine et chauffage de l’école qui comptait prés de 80
personnes). Après l’indépendance, cette technologie a été malheureusement abandonnée au
profit de l’énergie fossile. Ce n’est qu’en 1984 que le Centre des Equipements Solaires de
Bouzaréah (actuellement le Centre de Développement des Energies Renouvelables) a relancé les
recherches dans ce domaine à travers la réalisation d’un digesteur pilote à Bouzaréah et de deux
autres, l’un à Igli (Bechar) et l’autre au parc zoologique de Ben Aknoun. Ces premières
tentatives de recherche ont été redynamisées, en 2000, par l’équipe de recherche Biogaz de la
Division Bioénergie et Environnement. Les activités se sont concrétisées par la conception et la
réalisation d’un premier digesteur de 800 litres puis d’un second de 70 litres (AMROUCHE et
IGOUD 2005).
12. Epuration des eaux usées par évapo-concentration
L’évapo-concentration est un procédé de séchage qui trouve des applications dans le domaine de
l’industrie agro-alimentaire et de l’environnement. En effet, les denrées alimentaires sont traitées
par ce procédé pour réduire leur volume et l’activité de l’eau tout en préservant leur valeur
nutritionnelle, augmentant ainsi leur durée de conservation et de commercialisation. Ce
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2020, l’obtention de 16 % de son énergie à partir de sources renouvelables. La plupart des pays
qui utilisent la digestion anaérobie pour le traitement des résidus putrescibles municipaux
recourent aux technologies européennes pour le faire (AMARANTE, 2010).
11.8. Biométhanisation en Algérie
L’utilisation du biogaz en Algérie remonte à 1940. Son exploitation avait permis la mise en
marche des phares et des bouées qui ont illuminés toute la côte algérienne. C’est surtout grâce
aux travaux de deux chercheurs DUCELLIER et ISMAN que ce biocombustible convertible en
toute forme d’énergie (chaleur, électricité, carburant…) a été exploité. Un premier digesteur fût
construit à l’Institut National Agronomique d’El Harrach et en 1948 on assiste à la mise en
marche de la première voiture expérimentale au niveau africain. L’année d’après, 08 cuves de
40 m
3 furent construites et produisirent jusque dans les années 1960 prés de 30 000 m
3 de
biométhane par an. Le substrat de digestion était récupéré du cheptel qui comptait 15 bovins, 12
chevaux et 25 porcs produisant en moyenne 260 tonnes de fumier par an. Le gaz produit servait
pour la cuisine de l’internat (200 élèves), pour les besoins du laboratoire et de 02 tracteurs. En
1951, ces mêmes auteurs ont conçu un tracteur « Caterpillar » dont le moteur présentait une
puissance supérieure à celui fonctionnant à l’essence. Un autre digesteur, constitué de 03 cuves
de 14 m
3
non enterrées en béton mince vibré et armé a été construit en 1953 à l’Ecole
d’Agriculture de Guelma (AMROUCHE et IGOUD, 2005).
Le biogaz était à usage domestique, (cuisine et chauffage de l’école qui comptait prés de 80
personnes). Après l’indépendance, cette technologie a été malheureusement abandonnée au
profit de l’énergie fossile. Ce n’est qu’en 1984 que le Centre des Equipements Solaires de
Bouzaréah (actuellement le Centre de Développement des Energies Renouvelables) a relancé les
recherches dans ce domaine à travers la réalisation d’un digesteur pilote à Bouzaréah et de deux
autres, l’un à Igli (Bechar) et l’autre au parc zoologique de Ben Aknoun. Ces premières
tentatives de recherche ont été redynamisées, en 2000, par l’équipe de recherche Biogaz de la
Division Bioénergie et Environnement. Les activités se sont concrétisées par la conception et la
réalisation d’un premier digesteur de 800 litres puis d’un second de 70 litres (AMROUCHE et
IGOUD 2005).
12. Epuration des eaux usées par évapo-concentration
L’évapo-concentration est un procédé de séchage qui trouve des applications dans le domaine de
l’industrie agro-alimentaire et de l’environnement. En effet, les denrées alimentaires sont traitées
par ce procédé pour réduire leur volume et l’activité de l’eau tout en préservant leur valeur
nutritionnelle, augmentant ainsi leur durée de conservation et de commercialisation. Ce
