Chapitre I : Généralités
La vulnérabilité de la zone côtière Ain Taya face au changement climatique et action anthropique Page 8
La température moyenne à la surface du globe a déjà connu une augmentation de 0,6 ± 0,2 °C
au cours du XXe siècle (GIEC, 2001). Mais ce qui change par rapport aux variations
climatiques naturelles que l'Homme a pu connaître, c'est que la vitesse moyenne du
réchauffement sera supérieure à tout ce qui a pu se produire. Ce qui provoquerait une
importante fonte de glaciers polaires et alpins ainsi qu’une élévation du niveau de la mer.
Cette hausse rendrait particulièrement vulnérable aux inondations les basses terres côtières où
plus de 50% des habitants de cette planète vivent. De plus, si on y ajoute les prévisions de
croissance démographique pour ces régions côtières très convoitées par une majorité de gens,
il est bien possible que la hausse du niveau de la mer soit l’un des plus grands dangers induits
par des changements climatiques. De même l’augmentation potentielle de l’intensité des
événements météorologiques extrêmes produira des impacts dont l’ampleur peut être aussi
catastrophique que spectaculaire.
Le changement climatique ne va pas créer de nouveaux risques littoraux mais accroître les
existants. Il est important de continuer la réduction de la vulnérabilité et d'intégrer le climat
du futur dans toutes les réflexions de long terme, S'adapter n'est pas forcément plus coûteux, il
s'agit souvent de faire différemment.
I - 5 - Élévation du niveau de la mer
La montée du niveau de la mer est un enjeu planétaire car la moitié de la population mondiale
vit à moins de 200 km d’une côte et une personne sur dix habite à moins de dix mètres aux
dessus du niveau marin actuel. Il est donc crucial d’étudier les variations de ce paramètre à
plusieurs échelles de temps afin de comprendre et prévoir ses évolutions. Chaque littoral est
affecté par des processus multiples dont les amplitudes respectives sont spécifiques
localement. On ne peut donc pas se contenter de la moyenne du niveau marin à l’échelle
mondiale en invoquant le simple « principe des vases communicants » entre les différents
bassins océaniques. Les spécificités locales sont en partie liées à l’histoire du niveau marin à
long terme, la mémoire géophysique de notre planète continuant d’affecter toutes les côtes
actuelles.
Depuis le début des années 1990, des satellites permettent de mesurer la topographie de
l’océan à l’aide de radars altimétriques. La « hauteur de mer » est donnée par la distance entre
le satellite et la surface de la mer en connaissant précisément la position du satellite. Ce
positionnement précis est effectué par rapport aux satellites GPS et à des balises au sol. Les
données brutes doivent être corrigées de nombreux paramètres physiques. Par exemple la
propagation de l'onde radar est perturbée pendant sa traversée de l'atmosphère ainsi qu’à la
surface de l'océan en fonction de la météorologie et de l'état de la mer. Il faut aussi les
corriger de phénomènes géophysiques comme les marées et le rebond isostatique
postglaciaire. Les données altimétriques ont permis de confirmer la hausse du niveau marin
observée par les marégraphes et de préciser un taux d’évolution qui est actuellement de 3,2
mm/an, avec de petites fluctuations interannuelles et décennales principalement liées à
l’Oscillation australe (hausses pendant les événements El-Niño et baisses pendant les phases
La Niña). Les données indépendantes de changement de température des eaux de surface et
profondes de l’océan permettent de conclure qu’environ un tiers de cette hausse est lié à
l’expansion thermique de l’océan Cette conclusion est corroborée par la correspondance des
La vulnérabilité de la zone côtière Ain Taya face au changement climatique et action anthropique Page 8
La température moyenne à la surface du globe a déjà connu une augmentation de 0,6 ± 0,2 °C
au cours du XXe siècle (GIEC, 2001). Mais ce qui change par rapport aux variations
climatiques naturelles que l'Homme a pu connaître, c'est que la vitesse moyenne du
réchauffement sera supérieure à tout ce qui a pu se produire. Ce qui provoquerait une
importante fonte de glaciers polaires et alpins ainsi qu’une élévation du niveau de la mer.
Cette hausse rendrait particulièrement vulnérable aux inondations les basses terres côtières où
plus de 50% des habitants de cette planète vivent. De plus, si on y ajoute les prévisions de
croissance démographique pour ces régions côtières très convoitées par une majorité de gens,
il est bien possible que la hausse du niveau de la mer soit l’un des plus grands dangers induits
par des changements climatiques. De même l’augmentation potentielle de l’intensité des
événements météorologiques extrêmes produira des impacts dont l’ampleur peut être aussi
catastrophique que spectaculaire.
Le changement climatique ne va pas créer de nouveaux risques littoraux mais accroître les
existants. Il est important de continuer la réduction de la vulnérabilité et d'intégrer le climat
du futur dans toutes les réflexions de long terme, S'adapter n'est pas forcément plus coûteux, il
s'agit souvent de faire différemment.
I - 5 - Élévation du niveau de la mer
La montée du niveau de la mer est un enjeu planétaire car la moitié de la population mondiale
vit à moins de 200 km d’une côte et une personne sur dix habite à moins de dix mètres aux
dessus du niveau marin actuel. Il est donc crucial d’étudier les variations de ce paramètre à
plusieurs échelles de temps afin de comprendre et prévoir ses évolutions. Chaque littoral est
affecté par des processus multiples dont les amplitudes respectives sont spécifiques
localement. On ne peut donc pas se contenter de la moyenne du niveau marin à l’échelle
mondiale en invoquant le simple « principe des vases communicants » entre les différents
bassins océaniques. Les spécificités locales sont en partie liées à l’histoire du niveau marin à
long terme, la mémoire géophysique de notre planète continuant d’affecter toutes les côtes
actuelles.
Depuis le début des années 1990, des satellites permettent de mesurer la topographie de
l’océan à l’aide de radars altimétriques. La « hauteur de mer » est donnée par la distance entre
le satellite et la surface de la mer en connaissant précisément la position du satellite. Ce
positionnement précis est effectué par rapport aux satellites GPS et à des balises au sol. Les
données brutes doivent être corrigées de nombreux paramètres physiques. Par exemple la
propagation de l'onde radar est perturbée pendant sa traversée de l'atmosphère ainsi qu’à la
surface de l'océan en fonction de la météorologie et de l'état de la mer. Il faut aussi les
corriger de phénomènes géophysiques comme les marées et le rebond isostatique
postglaciaire. Les données altimétriques ont permis de confirmer la hausse du niveau marin
observée par les marégraphes et de préciser un taux d’évolution qui est actuellement de 3,2
mm/an, avec de petites fluctuations interannuelles et décennales principalement liées à
l’Oscillation australe (hausses pendant les événements El-Niño et baisses pendant les phases
La Niña). Les données indépendantes de changement de température des eaux de surface et
profondes de l’océan permettent de conclure qu’environ un tiers de cette hausse est lié à
l’expansion thermique de l’océan Cette conclusion est corroborée par la correspondance des
