Chapitre II Matériel et méthodes
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capture Lc ; les probabilités sont calculées en prolongeant la courbe vers la partie gauche. Les
effectifs théoriques des classes non recrutées sont déterminés à partir du point p1, correspondant
à l’effectif maximal, selon l’équation de la courbe de capture obtenue par régression linéaire
pour le calcul de Z. Ce point, au-delà duquel tous les individus sont capturés, correspond à la
taille à laquelle la probabilité de capture est égale à l’unité. D’après Sparre et Venema (1996),
la taille de première capture est généralement supérieure ou égale à la taille de sélection.
Si l’on porte sur un graphique les probabilités de capture P(%) en fonction des centres de classe,
le point d’ordonnée 50% permet de déterminer par projection la taille de sélection Lc.
L’âge moyen de première capture (tc) est calculé à partir de l’équation de Von Bertallanfy
retenue dans le présent travail.
4- Estimation du niveau d'exploitation
4-1-Analyse des populations virtuelles (VPA de Jones 1984 fondé sur la longueur)
La population virtuelle est la somme des individus d’une cohorte donnée qui, présente en mer
à n’importe quel instant, est appelée à être capturée par pêche pendant l’année en cours et les
suivantes. L’analyse des populations virtuelles ou APV est une méthode faisant appel aux
populations capturées; elle consiste à analyser ce que l’on peut observer, la capture, de manière
à estimer la population qui devrait se trouver en mer pour produire cette capture (Boufersaoui,
2012).
L’analyse des pseudo-cohortes de Jones (1984) est basée sur la longueur et ne nécessite que les
paramètres L∞, K, t0 et M ainsi que les paramètres "a" et "b" de la relation taille poids,
contrairement aux autres méthodes qui, elles, requièrent beaucoup plus de paramètres.
L’inconvénient majeur de la méthode de Jones (1984) est qu’elle ne permet pas de suivre le
devenir d’un même groupe de poissons pendant la durée de sa disponibilité à la pêche. Pour
cela la notion d’âge réel pour une série de cohortes, est attribuée à des cohortes provenant de
périodes d’éclosions différentes. L’âge relatif est l’âge accumulé depuis qu’une taille donnée
L1a été atteinte. Notons que selon Sparre et Venema, (1996), l’expression " analyse des
cohortes fondée sur la longueur " est quelque peu trompeuse, car dans notre cas, nous ne
pouvons pas parler de cohortes réelles, mais plutôt de pseudo-cohortes reposant sur un système
à paramètre constant. Ainsi, il est admis que le tableau regroupant l’ensemble des données en
classes de longueurs, relevées au cours d’une année, reflète celui d’une seule cohorte pendant
toute sa durée d’existence.
L’analyse des cohortes selon les longueurs mise au point par Jones présente l’avantage qu’il
n’est pas nécessaire d’évaluer séparément K et M ; seul le rapport M/K suffit.
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