Chapitre 1
Généralités
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L’intensification de l’agriculture, répondant aux besoins d’une densité de population de plus en
plus croissante, accentue la pollution chimique par les engrais, très utilisées dans la région, en
raison de son sol sableux à argilo-siliceux, dont 50% sont directement lessivés vers la mer selon
la direction de l’agriculture. Il faut signaler aussi que la baie a été sujette à de nombreux
aménagements côtiers qui causent de notables dégâts sur les herbiers et les communautés
benthiques par les remblayages incessants et l’apport de matériaux et produits artificiels
(Zerrouki, 2014).
Selon Boumaza (1995), l’anse de Kouali est un milieu remarquable caractérisé par la présence
d’un herbier à Posidonie Posidonia oceanica et de formation organogène au niveau du substrat
rocheux littoral : les plates-formes à Vermet.
1.8. Les plates-formes à Vermet
Selon Bakalem (2005), les plates forme de l’anse de Kouali ont été les premières à être signaler
et décrites en baie de Bou -Ismail, le secteur Bérard à l’anse de Kouali, présente des platesformes très développées.
Il s’agit d’une formation récifale calcaire d’origine biologique construite par association entre
une algue calcaire corallinacée (Neogoniolithon brassica-florida), et un Gastéropode
prosobranche de la famille des Vermitidés (Dendropoma cristatum), souvent désigné dans la
littérature sous le nom de Vermetus cristatus (Grimes, 2004). Ces deux espèces sont complétées
par diverses forme épilithes et endolithes parmi lequel le foraminifère fixé Miniacina miniacea
joue un rôle important en remplissant les espaces vide (Bellan, 1994).
Les plates-formes à vermets par leur grande richesse floristique et faunistique représentent un
écosystème à très forte potentialité sur le plan de la biodiversité et paysage (Zitouni, 2006) et
ils font partie des paysages marins menacés par les diverses pollution, le piétinement
(PNUE /UICN /GIS Posidonie, 1990). Ce sont de véritables monuments naturels à protéger.
1.9. Récif barrière à Posidonia oceanica
Posidonia oceanica est l’espèce la plus répandue sur la côte algérienne ; elle colonise la quasitotalité de l’étage infralittoral et forme de vastes herbiers entre 0.5 et 30 m de profondeur ;
toutefois les surfaces occupées restent modestes, en raison de l’étroitesse du plateau continental,
particulièrement accentuée au niveau des caps (Grimes et al, 2004).
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