Synthèse Bibliographiques
La radioactivité
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Des échanges se produisent également entre la phase particulaire en suspension et les
sédiments. Ces échanges sont susceptibles des variations spatio-temporelles ; c’est ainsi
que le processus de sédimentation (c)sera prédominant dans les zones de calme où le
courant est faible et en période d’étiage tandis que les phénomènes de re-suspension (d)
interviendront à l’occasion d’une crue et d’une augmentation de la vitesse d’écoulement.
Le débit solide en suspension (e) et le charriage de fond (f) sont responsables de la
migration et de la dispersion vers l’aval des sédiments contaminés.
Si l’augmentation de la salinité est responsable de phénomènes de désorption (b),
l’abondance des particules fines favorise la sorption (a) des radionucléides provenant de
l’amont de la zone côtière ou introduits avec les effluents des industries nucléaires locales.
Les réactions de floculation des sédiments fins (c), de précipitation des sels dissous et de
co-précipitation (a’) avec les hydroxydes (Fe, Mn) viennent encore compliquer les
mécanismes de l’équilibre entre les différentes phases.
Les courants de marée sont responsables d’une resuspension du sédiment déposé (d), et en
période de crue et de grande marée, le débit solide du fleuve (e) peut entrainer dans la zone
côtière des quantités importantes de particules contaminées qui sédimenteront (c)
ultérieurement dans les zones de calme.
Il n’est pas évident cependant que cela corresponde à un dépôt ultime et définitif des
polluants radioactifs, d’une part en raison des variations physiques du milieu (tempêtes
entrainant la resuspension des sédiments (d)…), d’autre part en raison des phénomènes
éventuels de désorption (b) et de migration au sein du sédiment (h).
Il s’agit cependant d’un milieu dans lequel les caractéristiques physico-chimiques
sont relativement stables et on peut donc indiquer une répartition des radionucléides entre
les différentes phases (Amiard-Triquet et Amiard, 1980).
I.6. Les radionucléides d’intérêt
Parmi les radionucléides d’intérêt considérés dans cette étude, certains d’entre eux
ont une origine naturelle issue des chaines de désintégration de
238 U et
232
Th, alors que
d’autre sont d’origine tellurique tel que le potassium
40 K. Le
137 Cs est le radioélément
artificiel le plus prépondérant et par conséquent le plus intéressant à étudier.
I.6.1. Potassium 40 (
40 K)
Le potassium 40 (19 protons et 21 neutrons) est un radioélément primaire. Il a une
période radioactive de 1,26 milliard d’années. Ceci signifie que, depuis la formation de la
planète, il ne reste que 8,4% de sa radioactivité originelle. Il se transforme par
La radioactivité
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Des échanges se produisent également entre la phase particulaire en suspension et les
sédiments. Ces échanges sont susceptibles des variations spatio-temporelles ; c’est ainsi
que le processus de sédimentation (c)sera prédominant dans les zones de calme où le
courant est faible et en période d’étiage tandis que les phénomènes de re-suspension (d)
interviendront à l’occasion d’une crue et d’une augmentation de la vitesse d’écoulement.
Le débit solide en suspension (e) et le charriage de fond (f) sont responsables de la
migration et de la dispersion vers l’aval des sédiments contaminés.
Si l’augmentation de la salinité est responsable de phénomènes de désorption (b),
l’abondance des particules fines favorise la sorption (a) des radionucléides provenant de
l’amont de la zone côtière ou introduits avec les effluents des industries nucléaires locales.
Les réactions de floculation des sédiments fins (c), de précipitation des sels dissous et de
co-précipitation (a’) avec les hydroxydes (Fe, Mn) viennent encore compliquer les
mécanismes de l’équilibre entre les différentes phases.
Les courants de marée sont responsables d’une resuspension du sédiment déposé (d), et en
période de crue et de grande marée, le débit solide du fleuve (e) peut entrainer dans la zone
côtière des quantités importantes de particules contaminées qui sédimenteront (c)
ultérieurement dans les zones de calme.
Il n’est pas évident cependant que cela corresponde à un dépôt ultime et définitif des
polluants radioactifs, d’une part en raison des variations physiques du milieu (tempêtes
entrainant la resuspension des sédiments (d)…), d’autre part en raison des phénomènes
éventuels de désorption (b) et de migration au sein du sédiment (h).
Il s’agit cependant d’un milieu dans lequel les caractéristiques physico-chimiques
sont relativement stables et on peut donc indiquer une répartition des radionucléides entre
les différentes phases (Amiard-Triquet et Amiard, 1980).
I.6. Les radionucléides d’intérêt
Parmi les radionucléides d’intérêt considérés dans cette étude, certains d’entre eux
ont une origine naturelle issue des chaines de désintégration de
238 U et
232
Th, alors que
d’autre sont d’origine tellurique tel que le potassium
40 K. Le
137 Cs est le radioélément
artificiel le plus prépondérant et par conséquent le plus intéressant à étudier.
I.6.1. Potassium 40 (
40 K)
Le potassium 40 (19 protons et 21 neutrons) est un radioélément primaire. Il a une
période radioactive de 1,26 milliard d’années. Ceci signifie que, depuis la formation de la
planète, il ne reste que 8,4% de sa radioactivité originelle. Il se transforme par
