Synthèse Bibliographiques
La radioactivité
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 Les phénomènes d’échanges isotopiques ou ioniques
Pour les éléments de formes physico-chimiques simples les phénomènes de
compétition isotopique ou de compétition avec des éléments chimiquement proches
peuvent être importants. Pour les éléments dont la chimie est complexe, le processus se
complique, une forme physico-chimique du radionucléide n’entrant vraisemblablement en
compétition qu’avec la même forme physico-chimique de l’isotope stable. En plus la
salinité globale peut affecter les échanges entre la phase solide et la phase liquide mais il
semble que d’une manière générale, les coefficients de distribution soient plus élevés en
eau douce qu’en eau de mer.
 La fixation par l’intermédiaire d’hydroxydes ou d’oxydes métalliques
Des études telles que (Guegueniat, 1975 et Amiard-Triquet et Amiard, 1980) ont
montré l’importance de la phase colloïdale des hydroxydes de fer, d’aluminium et de silice
et du bioxyde de manganèse dans les phénomènes de co-précipitation.
I.5.5.2. Migration horizontale
Les radionucléides sont fréquemment liés à la fraction fine du sédiment, argiles et
hydroxydes en particulier. A l’interface eau-sédiment ces microparticules sont susceptibles
d’être remises en suspension par les courants ou par l’activité des organismes benthiques.
Donc il faut envisager les conséquences du déplacement des sédiments sur la dispersion
des radionucléides. Le rôle du sédiment se limite au stockage initial des radionucléides
introduits dans l’eau qui seraient ensuite repris dans un important mouvement horizontal de
matériel sédimentaire. Donc le concept de réservoir sédimentaire ne correspond pas en efft
à un phénomène statique mais à un phénomène dynamique influencé par un grand nombre
de facteurs, en premier lieu par la courantologie, le débit, la granulométrie de sédiment, les
phénomènes de désorption consécutifs à une modification des caractéristiques physicochimiques de l’eau, à l’occasion d’une crue ou autre phénomène dynamique.
I.5.5.3. Migration verticale et phénomène de désorption
Dans quelle mesure la fixation des radionucléides de la phase liquide par la phase
solide constitue une réaction réversible!. Il s’agit d’une question de grande portée d’un
point de vue de radioprotection. En effet, si la sorption des radionucléides sur les sédiments
était définitive, cela signifierait :
Que cette réaction peut être assimilée à une véritable « décontamination » de l’eau ;
Que les radionucléides associés au réservoir sédimentaire ne sont plus disponibles pour les
organismes vivants ni pour le transfert dans la chaine alimentaire.
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