Résultats et discussions
Eléments Traces Métalliques
148
Une légère augmentation de Fe est remarquée avec la profondeur (figure 55) à l’exception
de la couche (20-22) cm où nous avons enregistrée un grand déficit marquant, ainsi, la
valeur minimale de 44.09 mg/g. Cette dernière correspond aussi au minimum de cuivre.
Les teneurs en Fe semblent être indépendantes de la profondeur. Cela laisse supposer une
origine détritique du Fe sensiblement constante dans le temps (Ghobary, 1983). La grande
accumulation de Fe dans le sédiment est probablement due à sa grande réactivité et aussi
au fait qu’il soit très abondant dans la nature : quatrième élément de la croûte terrestre avec
une abondance de 41000 ppm (Morillo et al., 2004).
De sa nature terrigène, le fer provient des oueds de l’érosion côtière, des eaux de
ruissellement par lessivage des sols et des terres agricoles. Les rejets des eaux usées
urbaines et industrielles déversées directement en mer et/ou par le biais d’oued El-Harrach
ne sont pas à exclure. Donc, le fer principalement adsorbé sur les particules argileuses
aurait été véhiculé par les courants de surfaces de la côte vers le large. De plus la nature du
sédiment vaseux peut favoriser l’adsorption de fer et sa précipitation à long terme le long
de la carotte de sédiment.
De même, le fer et le manganèse qui sont considérés comme éléments importants pour le
pouvoir complexant d'un sédiment, se présentent généralement sous forme d'hydroxydes
insolubles pouvant ainsi entrainer en plus de leur propre accumulation celle des autres
métaux (Forstner et Witmann, 1981, Fekhaoui et al. 1996).
Ces teneurs peuvent être liées aux conditions hydrodynamiques et physico-chimiques du
milieu. En plus, la température et les houles provoqueraient une bonne oxygénation de
l’eau favorisant la précipitation des oxydes de fer (Rodier et al., 2009). De ce fait, les
teneurs de Fe trouvées dans le sédiment de la carotte de la baie d’Alger sont largement plus
élevées que celles [22-31mg/g] rencontrées dans les sédiments du Golf de Lion (Cossa et
al., 2014) (tableau 21).
II.1.3. Le cuivre
Les valeurs de cuivre obtenues pour les différentes couches de sédiment de la
carotte sont comprises entre 31.34 μg/g et 38.92 μg/g avec une moyenne de 35.65 μg/g et
un écart type de 2.11.
D’après le profil de la figure 56, on remarque que la concentration de cuivre
diminue de la surface jusqu’à une valeur de 33.05 μg/g à la couche de (3-4) cm puis elle
augmente pour atteindre un maximum de 38.92 μg/g à la couche (9-10) cm après elle
diminue de nouveau pour atteindre un autre minimum de 31.34 μg/g à la couche (20-22)
cm ensuite elle accroit et se stabilise légèrement vers le fond de la carotte.
Eléments Traces Métalliques
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Une légère augmentation de Fe est remarquée avec la profondeur (figure 55) à l’exception
de la couche (20-22) cm où nous avons enregistrée un grand déficit marquant, ainsi, la
valeur minimale de 44.09 mg/g. Cette dernière correspond aussi au minimum de cuivre.
Les teneurs en Fe semblent être indépendantes de la profondeur. Cela laisse supposer une
origine détritique du Fe sensiblement constante dans le temps (Ghobary, 1983). La grande
accumulation de Fe dans le sédiment est probablement due à sa grande réactivité et aussi
au fait qu’il soit très abondant dans la nature : quatrième élément de la croûte terrestre avec
une abondance de 41000 ppm (Morillo et al., 2004).
De sa nature terrigène, le fer provient des oueds de l’érosion côtière, des eaux de
ruissellement par lessivage des sols et des terres agricoles. Les rejets des eaux usées
urbaines et industrielles déversées directement en mer et/ou par le biais d’oued El-Harrach
ne sont pas à exclure. Donc, le fer principalement adsorbé sur les particules argileuses
aurait été véhiculé par les courants de surfaces de la côte vers le large. De plus la nature du
sédiment vaseux peut favoriser l’adsorption de fer et sa précipitation à long terme le long
de la carotte de sédiment.
De même, le fer et le manganèse qui sont considérés comme éléments importants pour le
pouvoir complexant d'un sédiment, se présentent généralement sous forme d'hydroxydes
insolubles pouvant ainsi entrainer en plus de leur propre accumulation celle des autres
métaux (Forstner et Witmann, 1981, Fekhaoui et al. 1996).
Ces teneurs peuvent être liées aux conditions hydrodynamiques et physico-chimiques du
milieu. En plus, la température et les houles provoqueraient une bonne oxygénation de
l’eau favorisant la précipitation des oxydes de fer (Rodier et al., 2009). De ce fait, les
teneurs de Fe trouvées dans le sédiment de la carotte de la baie d’Alger sont largement plus
élevées que celles [22-31mg/g] rencontrées dans les sédiments du Golf de Lion (Cossa et
al., 2014) (tableau 21).
II.1.3. Le cuivre
Les valeurs de cuivre obtenues pour les différentes couches de sédiment de la
carotte sont comprises entre 31.34 μg/g et 38.92 μg/g avec une moyenne de 35.65 μg/g et
un écart type de 2.11.
D’après le profil de la figure 56, on remarque que la concentration de cuivre
diminue de la surface jusqu’à une valeur de 33.05 μg/g à la couche de (3-4) cm puis elle
augmente pour atteindre un maximum de 38.92 μg/g à la couche (9-10) cm après elle
diminue de nouveau pour atteindre un autre minimum de 31.34 μg/g à la couche (20-22)
cm ensuite elle accroit et se stabilise légèrement vers le fond de la carotte.
