Chapitre IV
Détermination numérique des caractéristiques de la houle au rivage et de l’hydro sédimentaire côtier
OUNIS F. S. & ABER K.
59
ENSSMAL
b.
Direction Nord (360°)
La figure ci-après (figure 10) montre le plan de propagation de la houle à des profondeurs allant
de 80 m jusqu'au rivage, venant de la direction Nord avec une hauteur significative de 3.14m.
D’après la carte, on remarque que les houles de secteur 360°N sont frontales sur toute la côte et
ne dépassent pas le 1m. Cela est dû d’une part au fait que ces houles se réfractent le moins avec
des angles de déviation presque nul, toutefois, elles subissent des déformations au niveau des
affleurements rocheux de Cap Matifou coté Est et le port d’Alger côté Ouest, et d’autre part cela
est lié à la configuration de la côte qui est pratiquement perpendiculaire à la direction des houles.
On observe une naissance des courants de dérive moins importants par rapport à la direction
Nord Est, qui est dirigé vers le secteur Ouest dans la partie Est avec des vitesses comprises entre
0.08 et 0.16 m/s et dirigé vers le secteur Est dans la partie Ouest avec des vitesses variant entre
0.04 et 0.14 m/s, et entre 0 et 0.08m/s dans la partie centrale. Ces courants engendrent un courant
de retour dans la partie centrale de la baie. On remarque aussi une circulation tourbillonnaire
derrière les ouvrages de protection et les jetées, dû généralement à la diffraction de la houle au
niveau des extrémités de ces ouvrages. Ces courants vont plutôt engendrer un transport par cette
dérive, vers l’Ouest dans la partie Est et vers l’Est dans la partie Ouest et un transport vers le
large dans la partie centrale suite au courant de retours dirigés vers le large avec un débit variant
entre 252 et 630 m
3
/an/m.
Au niveau de la Marina Bay d’Alger, Les houles du Nord arrivent de manière perpendiculaire à
la côte en gardant presque la totalité de leur énergie initiale avec une hauteur comprise entre 2.2
et 3m où le coefficient de Shoaling est entre 0.7 et 0.95 donc la houle a conservé la totalité de
son énergie. Ces houles engendrent un champ de courant de dérive littorale de l’Est vers le Ouest
avec des vitesse de 0.006 et 0.06 m/s au niveau de la passe d’entrée et entre 0 et 0.018 m/s à
l’intérieur du bassin ou la propagation du courant suit le sens sénestre. Nous observons deux
zones calmes au niveau de l’épi extérieur et dans la basse partie intérieure de la digue principale.
Le champ des courants engendre un faible transport sédimentaire dirige vers la partie ouest du
bassin intérieur de l’ouvrage suivant un sens sénestre où le débit est compris entre 505 et 630
m
3
/an/m Dans la basse partie extérieure de la digue principale, on observe un courant de dérive
légèrement fort par rapport au courant adjacent (0.066 et 0.084m/s) de l’Est vers le Ouest. Dans
la partie Ouest de l’ouvrage, le transport sédimentaire se propage de l’ouest vers l’Est et qui
assure une accumulation et remplissage de sédiment dans la plage Ouest, perdu par les courants
de dérive. L’origine de ces sédiments provient probablement Oued El Harrach. Dans la partie Est
de l’ouvrage, le transport sédimentaire se propage de l’Est vers l’Ouest et qui assure une
accumulation et remplissage de sédiment mené par les courants de dérive Littorale, et des
sédiments qui proviennent probablement de Oued El Hamiz.
Détermination numérique des caractéristiques de la houle au rivage et de l’hydro sédimentaire côtier
OUNIS F. S. & ABER K.
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ENSSMAL
b.
Direction Nord (360°)
La figure ci-après (figure 10) montre le plan de propagation de la houle à des profondeurs allant
de 80 m jusqu'au rivage, venant de la direction Nord avec une hauteur significative de 3.14m.
D’après la carte, on remarque que les houles de secteur 360°N sont frontales sur toute la côte et
ne dépassent pas le 1m. Cela est dû d’une part au fait que ces houles se réfractent le moins avec
des angles de déviation presque nul, toutefois, elles subissent des déformations au niveau des
affleurements rocheux de Cap Matifou coté Est et le port d’Alger côté Ouest, et d’autre part cela
est lié à la configuration de la côte qui est pratiquement perpendiculaire à la direction des houles.
On observe une naissance des courants de dérive moins importants par rapport à la direction
Nord Est, qui est dirigé vers le secteur Ouest dans la partie Est avec des vitesses comprises entre
0.08 et 0.16 m/s et dirigé vers le secteur Est dans la partie Ouest avec des vitesses variant entre
0.04 et 0.14 m/s, et entre 0 et 0.08m/s dans la partie centrale. Ces courants engendrent un courant
de retour dans la partie centrale de la baie. On remarque aussi une circulation tourbillonnaire
derrière les ouvrages de protection et les jetées, dû généralement à la diffraction de la houle au
niveau des extrémités de ces ouvrages. Ces courants vont plutôt engendrer un transport par cette
dérive, vers l’Ouest dans la partie Est et vers l’Est dans la partie Ouest et un transport vers le
large dans la partie centrale suite au courant de retours dirigés vers le large avec un débit variant
entre 252 et 630 m
3
/an/m.
Au niveau de la Marina Bay d’Alger, Les houles du Nord arrivent de manière perpendiculaire à
la côte en gardant presque la totalité de leur énergie initiale avec une hauteur comprise entre 2.2
et 3m où le coefficient de Shoaling est entre 0.7 et 0.95 donc la houle a conservé la totalité de
son énergie. Ces houles engendrent un champ de courant de dérive littorale de l’Est vers le Ouest
avec des vitesse de 0.006 et 0.06 m/s au niveau de la passe d’entrée et entre 0 et 0.018 m/s à
l’intérieur du bassin ou la propagation du courant suit le sens sénestre. Nous observons deux
zones calmes au niveau de l’épi extérieur et dans la basse partie intérieure de la digue principale.
Le champ des courants engendre un faible transport sédimentaire dirige vers la partie ouest du
bassin intérieur de l’ouvrage suivant un sens sénestre où le débit est compris entre 505 et 630
m
3
/an/m Dans la basse partie extérieure de la digue principale, on observe un courant de dérive
légèrement fort par rapport au courant adjacent (0.066 et 0.084m/s) de l’Est vers le Ouest. Dans
la partie Ouest de l’ouvrage, le transport sédimentaire se propage de l’ouest vers l’Est et qui
assure une accumulation et remplissage de sédiment dans la plage Ouest, perdu par les courants
de dérive. L’origine de ces sédiments provient probablement Oued El Harrach. Dans la partie Est
de l’ouvrage, le transport sédimentaire se propage de l’Est vers l’Ouest et qui assure une
accumulation et remplissage de sédiment mené par les courants de dérive Littorale, et des
sédiments qui proviennent probablement de Oued El Hamiz.
