Introduction
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Introduction
Comme toutes les lisières entre deux types de milieux (écotones), le littoral est un territoire
écologiquement très riche. Près de 45% des terres à moins de 500 m de la mer sont des
espaces naturels terrestres et aquatiques. De très nombreux habitats naturels se développent
spécifiquement ou prioritairement en bord de mer (Anonyme, 2009).
Ces milieux sont fréquentés, toute ou une partie de l’année par une avifaune typique inféodée
à ces milieux, connue sous le nom générique d’Oiseaux marins et dont une partie est
constituée de migrateurs.
Leur régime alimentaire étant principalement de type ichtyophage, les oiseaux marins
occupent le sommet de la chaîne trophique, ce qui fait d’eux des bio-indicateurs par
excellence, indiquant et détectant tout changement de l’environnement, tels que le climat
(réchauffement, refroidissement), l’état des milieux (eutrophisation, pollution chimique), et
les stocks des proies (Blondel et al., 1985 in Brahmia, 2002). Ils peuvent également constituer
un facteur de perturbation de l’activité piscicole, d’une part, par les prélèvements qu’ils
effectuent sur les stocks de poissons ; et, d’autre part, par les parasites qu’ils injectent dans les
milieux récepteurs. D’où l’intérêt des programmes de dénombrement de ces oiseaux réalisés
au niveau de chaque partie de leur aire de distribution (Brahmia, 2002).
Une grande partie de l’avifaune présente en Algérie a un statut de migrateur. En effet,
l’Algérie représente une halte importante pour les oiseaux migrateurs et occupe une position
charnière dans le système de migration paléarctique, en provenance d’Europe et d’Asie qui se
dirigent vers le Sud, à la recherche milieux accueillants où ils pourront se nourrir et se
reposer.
C’est une vaste zone d’hivernage pour de nombreuses espèces nichant en Europe et dont la
zone méditerranée constitue les principaux quartiers d’hiver. De plus, l’Algérie sert d’étape de
transit, avant la traversée de l’immense Sahara pour tout un cortège d’espèces qui hivernent
en Afrique, du Sahel à l’équateur et au-delà jusqu’en Afrique du sud. Certaines d’entre elles
prennent leurs quartiers d’hiver sur les surfaces hydrauliques du pays tel que les zones
humides naturelles, les barrages et les retenues collinaires, d’autres n’y font qu’une halte
avant de continuer leur route vers le sud de l’Afrique(Anonyme, 2008).
L’avifaune migratrice suit les 2 grandes voies de migration du Paléarctique, la voie ouest qui
passe par le détroit de Gibraltar et la voie Est qui passe par la Sicile et le Cap Bon.
En Algérie, le dénombrement hivernal des oiseaux d’eau rentre dans le Schéma Général des
Dénombrements Internationaux des Oiseaux d’Eau (DIOE).Il est organisé par la Direction
Générale des Forêts à travers son Réseau National des Observateurs Ornithologiques
Algériens (RNOOA). Les synthèses de ces comptages permettent de faire évoluer les statuts
de conservation des espèces, menant à des plans nationaux et internationaux d’action et de
gestion dont le but premier est d’enrayer le déclin de populations spécifiques ou plus
largement de cortèges entiers d’oiseaux d’eau (Bendjedda, 2018).
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Proposition d’une méthode d’inventaire des oiseaux marins: application au littoral de la wilaya de Tipaza - 9/95

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