Chapitre I
Généralités
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i)-Le groupement à Crithmum maritimum et Limonium psilocladon : c’est une végétation
qui se développe sur des promontoires rocheux et des dalles de grès du Pléistocène et du
Pliocène ancien. Située dans la zone d’influence des vagues, cette phytocénose, très exposée
aux aspersions par les vagues et les embruns.
ii)-Le groupement à Sarcocornia fruticosa et Halimione portulacoides : C’est une
végétation qui se présente sous la forme de coussinets denses, discontinus, dont la hauteur ne
dépasse pas 60 cm et pouvant atteindre jusqu’à 3 m de diamètre.
iii)-Le
groupement
à
Arenariacerastioides(endémique
nord
africaine)et
Spergulariatangerina : ce groupement, correspond à une pelouse d’une hauteur moyenne de
10 cm dont l’optimum de végétation se situe à la fin du printemps et quine survit pas à l’été.
iv)- Le groupement à Parapholis incurva et Limoniumechioides : cette phytocénose se
présente comme une pelouse ne dépassant pas 20 cm de hauteur où la couleur rougeâtre de
Limoniumlui imprime un aspect éclatant dès la fin du printemps.
Ces groupements présentent, selon les auteurs, une grande valeur patrimoniale mais sont
soumis à une dégradation importante du fait de la sur-fréquentation des milieux littoraux,
surtout en saison estivale.
1.4.3. Richesse des fonds marins
i)- La faune benthique : la richesse des fonds marins en macrofaune benthique de la région a
été estimée par Grimes (2010) qui a mis en évidence les différents groupes zoologiques
suivants ainsi que leurs contributions relatives. En terme de densité, ce sont les Polychètes qui
dominent avec 58 %, suivis des Crustacés 23 % puis viennent les Mollusques avec 6 %. Le
reste (13 %) appartient à divers groupes. Cette dernière catégorie représente la biomasse la
plus élevée, soit 64 % de l’ensemble des groupes, suivi des Polychètes qui en représentent
(22%). Les Mollusques et les Crustacés, avec respectivement, 9 et 5% contribuent faiblement
à la biomasse.
ii)- La richesse algale : Dans leur étude de la richesse algale de la partie centrale du littoral
de la wilaya de Tipasa (Ain Tagourait), Habchi et Hadji (2020) ont mis en évidence la
présence de 36 espèces dont la majorité est représentée par les Rhodophytes (66%), 20 % des
Chromophytes et 20 % des chlorophytes. Selon les mêmes auteurs, le rapport R/P
(Rhodophytes/Phaephyceae) estimé à 3.43, ce qui indique un peuplement à affinité tempérée.
Auparavant, (printemps 2010), Chouiref et Getnassi (2010) avaient identifié 50 espèces
différentes avec la même proportion des groupes taxonomiques.
1. Ecologie des oiseaux marins :
1.1. Que sont les oiseaux marins ?
L’appellation oiseaux de mer ne correspond pas à un groupe zoologique bien déterminé. On y
range en fait des oiseaux morphologiquement différents (Prieur, 1981).
On nomme oiseau marin tout oiseau fréquente la mer d’une manière régulière et qui lui
représente l’habitat normal et la source principale de nourriture. Comparé à celui des oiseaux
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Proposition d’une méthode d’inventaire des oiseaux marins: application au littoral de la wilaya de Tipaza - 14/95

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