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Introduction
La pêche pratiquée au niveau du bassin algérien cible une grande variété d’espèces pélagiques et
secondairement quelques espèces démersales, avec une production annuelle avoisinant les 150
milles tonnes par an (FAO, 2007).
Ce groupe est constitué de l’ensemble des espèces vivant à proximité ou sur le fond (LE FOLL,
2012). Elles sont très mobiles mais très dépendantes du fond d’où elles tirent leur nourriture
(CAVIGNAUX et al. 2013).
Parmi les espèces démersales pêchées le long du littoral algérien, nous avons choisi, dans notre
projet de fin d’étude, celles qui appartiennent à la famille des Macrouridae.
Cependant, cette famille reste encore mal connue dans les eaux algériennes et très peu étudiée.
Les grenadiers occupent tous les océans, de l’Arctique à l’Antarctique, la plupart des espèces
vivent à des profondeurs comprises entre 200m et plus de 2000m.
La nourriture de ces poissons se compose d’un large éventail de poissons et d’invertébrés
benthiques et pélagiques (IWAMOTO et al, 1990).
La plupart des grenadiers sont benthopélagiques, la famille dans son ensemble représente jusqu’à
15% de la population benthique. Ils forment une famille nombreuse et diversifiée ; trois genres,
Coelorynchus, Nezumia et Coryphainoides, comprennent plus de la moitié des espèces de cette
famille (IWAMOTO et al, 1990).
La présente étude tente d’examiner ce groupe de poisson en s’intéressant aux genres disponibles
le long des côtes algériennes, par une approche de systématique.
Elle sera ensuite completée par l’étude du comportement (répartition et structure de peuplement)
des éspèces disponibles sur le listing Chalex, plus précisément coelorynchus coelorynchus et
Nezumia aequalis.
Beaucoup de questions relatives à la systématique de quelques familles de poissons permettent de
faire des réflexions sur l’identification douteuse de certaines espèces.
Dans le bassin algérien, à part l’inventaires réalisé par DIEUZEIDE et al., (1955), et DJABALI et
al., (1993), les études de systématique sont peu nombreuses, quelques tentatives ont vu le jour,
telles la systématique des Sparidae par CHERABI (1987), la connaissance des Bothidae,
Citharidae et Scophthalmidae par SADOUNI (1991), celle des Triglidae par ALLALI (1991), et
par HANDJAR (2009), la systématique des sélaciens par HEMIDA (2005), et les Scorpaenidae
par HANDJAR (2012).
La littérature consultée présente de nombreuses ambigüités rendant certaines identifications
difficiles. Ce travail est une approche préliminaire à l’étude de la systématique des Macrouridae
basée sur des outils classiques à savoir la morphologie et l’ostéologie.
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Contribution à l’étude de la famille des Macrouridae (Actinopterygii Gadiformes) dans le bassin algérien: systématique et écologie. - 9/93

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