Chapitre III : Ostéologie
34
III.2. Analyse comparative de quelques pièces crâniennes entre S. melops et S. roissali
III.2.1. Etude de quelques pièces du splanchnocrâne
III.2.1.1. Comparaison interspécifique
Les deux espèces sont morphométriquement semblables (Pl III.3), présentant une grande variété
de livrées. Il est difficile d’identifier avec précision certains représentants morphologiquement
pareils. D’où la nécessité de l’étude ostéologique des pièces céphaliques. Dans ce cas nous avons
ciblé 5 pièces du splanchnocrâne (le prémaxillaire, l’articulaire, le carrée, l’hyomandibulaire et
l’urohyal), et 5 pièces du neurocrâne (le lacrymal, le nasal, le pleurosphénoide, le susoccipital, et
le post temporal).
La forme générale du prémaxillaire est presque la même pour les deux espèces, seules les dents
sont distinctes. S. melops porte sept dents canniniformes grandes et espacées (de chaque côté), or
chez S. roissali elles sont au nombre de six petites et peu espacées (par côté). Quant à l’articulaire,
il présente une apophyse ventrale chez S. melops. Les os carré, hyomandibulaire et urohyal sont
semblables (Pl III.3).
III.2.1.2. Comparaison intraspécifique
. Cas de S. melops (Pl III. 3)
Le prémaxillaire de l’individu B porte de grandes dents proéminentes, alors qu’elles sont petites
chez les autres livrées. Le schéma d’ensemble de l’articulaire, du carré, de l’hyomandibulaire et de
l’urohyal est presque identique pour toutes les livrées étudiées. Leur configuration est conforme à
celle de S. melops, à l’exception de l’individu B, dont l’articulaire et l’urohyal présentent des
similitudes morphologiques avec leurs homologue chez S. roissali.
. Cas de S. roissali (Pl III. 3)
Le prémaxillaire d’allure généralement identique comprenant de très petites dents, qui varient
entre six à sept (par côté) en rangée chez toutes les livrées.
Les articulaires correspondant aux individus A’, C’et E’ ont tous une forme rappelant celle de S.
roissali. Chez B’ et D’ les articulaire présentent la mêmes allure que celle observée chez B. Donc
ce sont bien des S. roissali d’ailleurs, l’aspect de l’urohyal le confirme, mais avec quelques
variations. Le carré, hyomandibulaire et urohyal ne présentent pas de distinction entre les
différentes livrées, à l’exception du carré correspondant à l’individu D’ qui semble être plus long
que haut.
Cette variation intraspècifique est surement due à l’effet de la taille, mais surtout à celui du sexe,
puisque B’ et D’ sont des femelles.
Précédent

Contribution à l\'identification des pièces crâniènes et à l\'élaboration d\'une base de données ostéologiques.: cas des labridae, dans le bassin algerien - 37/57

Suivant