Chapitre II : Méthodologie
17
II.2. Etude ostéologique
L’ostéologie est une science axant sur une partie de l'anatomie humaine et animale en traitant les
pièces osseuses. L’ostéologie de la tête, l'histoire de ses os constitue la principale base
comparative, parce qu'ils sont les plus variables et les plus compliqués de tout le squelette. Chaque
pièce pourra, en général, être définie par sa forme ou par ses fonctions, et recevoir des noms
appropriés aux caractères tirés (Grassep, 1958).
L’objectif de l’étude est d’apporter des réponses à la problématique posée par l’identification
encore incertaine résultant de l’analyse morphologique et morphométrique de certaines espèces
et/ou livrées des Labridae. Afin de mettre en évidence les éléments de ressemblances ou de
séparations entre un groupe de spécimens dont la détermination reste confondue, nous devons
déterminer la ou les pièces osseuses qui montreraient une différence morphologique et donc
constitueraient un élément de base comparative entre ces individus.
II.2.1. Prélèvement et traitements des pièces crâniennes
C’est au niveau de la boite crânienne qu’existent un grand nombre de structures osseuses, ainsi
leur identification apportera plus d’élément que l’analyse des squelettes zonal et axial.
Plusieurs techniques existent pour mettre à nu le squelette des poissons.
On peut utiliser des asticots, ou des fourmis décomposeurs, or ce n’est pas évident pour des
raisons de disponibilité, logistique et durée.
Laisser les têtes enrobées d’une grande quantité de sel, sécher sous le soleil, est une méthode
efficace mais elle n’est pas pratique en terme de temps.
Utiliser des substances chimiques qui détruisent les tissus musculaires, cependant certaines pièces
et les lignes de soudure sont tellement fragiles qu’il serait impossible de reconstituer le squelette.
Faire bouillir les poissons, cette méthode est possible mais n’est pas pratique, car certaines
structure fondent, et on risque la perte des pièces.
Faire cuire l’animal entier ou uniquement la tête à la vapeur et pendant quelques minutes (selon le
gabarit de l’animal 10 à 15 minutes).
Pour la présente étude, nous avons finalement opté pour la dernière méthode en regard de son
aspect pratique, non couteux, et rapide.
Après avoir étêté les poissons, les têtes sont mises à cuire dans un couscoussier pendant environ
10 min. Une fois tiédies, on dégage la chair des pièces osseuses délicatement et méthodiquement.
Il est préférable de procéder côté par côté et respectivement, en commençant par le
splanchnocrâne, allant de l’opercule vers le prémaxillaire. Ainsi le neurocrâne sera récupéré entier.
Il faut nettoyer les pièces à l’eau savonneuse au fur et à mesure qu’elles sont prélevées et
localisées, parfois l’utilisation de l’eau de Javel est conseillée mais en faible concentrations.
Précédent

Contribution à l\'identification des pièces crâniènes et à l\'élaboration d\'une base de données ostéologiques.: cas des labridae, dans le bassin algerien - 20/57

Suivant