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Introduction
Au cours de ces dernières années, l’aquaculture est devenue le secteur de production
d’aliments dont la croissance a été la plus rapide, contribuant au développement économique
des nations et à la fourniture mondiale d’aliments (Bangkok., 2000).
Au niveau méditerranéen, l’aquaculture s’est développée à un rythme soutenu et avec une
tendance à la diversification des espèces d’élevage (UICN, 2007). Cependant, l’Algérie se
distingue par sa très faible production : en effet, la consommation de poisson et de fruits de
mer frais et de l’ordre de 4,7 kg/ha/an. Ce chiffre est très largement inférieur à la moyenne
mondiale qui est 19,4 kg/ha/an et reste en dessous des préconisations de l’organisation
mondiale de la santé (6,2 kg/ha/an) (MERABET, 2010). 99,7% des produits proviennent de
la pêche côtière et artisanale, les 0,3% restants étant issus de la pêche en eau douce pratiquée
dans le barrage (carpe et barbeau essentiellement).
La couverture de ce déficit en poisson ne peut être assurée par la pêche maritime du fait de
l’étroitesse de son plateau continental et par l’escarpement de sa côte. Pour répondre aux
besoins alimentaires sans cesse croissants de la population, le développement de l'aquaculture
en Algérie requiert une grande importance outre le fait qu'elle constitue un facteur de
croissance économique et de progrès. De même, la mobilisation des ressources hydrauliques
continue à être l’une des principales priorités dans cette stratégie de développement. De ce
fait, les efforts déployés durant plus d'une décennie, en matière de construction de barrages,
doivent être complétés par une exploitation intelligente et étudiée de ces plans d'eau.
L’exemple type est le barrage de Béni Haroun qui est une réalisation stratégique majeure
dans le programme de développement du secteur des ressources en eau. Il est conçu selon une
nouvelle technique de réalisation des barrages. Il est doté d’une station de pompage
considérée comme l’une des plus importantes au monde.
Les eaux de ce barrage sont destinées à l’alimentation en eau potable de quatre millions
d’habitants, répartis sur les wilayas de Constantine, Mila, Batna, Oum El Bouaghi et
Khenchela; ainsi qu’à l’irrigation de plus de 400.000 hectares de terre agricole. Bien que la
vocation primaire de ce barrage soit l’alimentation en eau potable des populations, il en
demeure pas moins qu’il constitue aussi une source indéniable de protéines animales.
Néanmoins, ce barrage connait ces dernières années des contraintes en termes de pollution,
d’érosion et de développement du carassin au détriment d’espèces de poissons à important
potentiel économique. C’est dans ce contexte que s’inscrit cette étude dont l’objectif principal
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Etude des paramètres physico-chimiques des eaux du barrage de beni Haroun (Wilaya de Mila) et proposition de gestion des plans d\'eau.: - 11/105

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