| Introduction
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Introduction
Dans l’univers de la science, la télédétection consiste en l’observation de la Terre à
l’aide de satellites embarquant des capteurs placés bien au-dessus de la surface de la terre,
permettant une vision globale et régulière dans le temps. L’utilisation de l’imagerie satellitaire
dans l’étude des processus océaniques est devenue essentielle pour la recherche
océanographique et la surveillance des océans, et particulièrement l’imagerie dédiée à l’étude
de la couleur de l’océan.
En effet, les instruments embarqués sur les satellites mesurent la réponse spectrale de la
surface océanique, en exploitant un intervalle de fréquences allant du visible au proche
infrarouge (Mobley, 1994). Les radiances correspondant au signal océanique sont obtenues
après une série de calibrations, corrections atmosphériques et autres traitements. Elles sont
ensuite converties en concentration en chlorophylle-a par des algorithmes analytiques, semianalytiques ou empiriques (O'Reilly, et al., 1998).
Cependant, l’utilisation des algorithmes standards aux zones côtières turbides et dynamiques
s’avère très délicate, car elles sont le siège de rejets d’eaux chargées en particules en
suspension, notamment les effluents des oueds, qui sont considérés comme le vecteur majeur
qui véhicule la matière en suspension de la terre vers la mer, en augmentant considérablement
sa concentration dans l’eau.
Il en résulte que l’algorithme d’estimation de la chlorophylle-a serait influencé par le signal
de la matière particulaire en suspension, car beaucoup de particules en suspension (particules
sédimentaires, CDOM,…) absorbent presque à la même longueur d’onde que celle de la
chlorophylle, ce qui induit une surestimation de la concentration de la chlorophylle-a.
Pour bien cerner cette problématique, on a choisi d’utiliser deux capteurs à haute résolution
spatiale OLI et MSI, de concevoir des algorithmes empiriques en se basant sur des mesures
in-situ et les réflectances fournies pars ces deux derniers, et de les appliquer sur la baie de
Bou Ismail. Cette technique est la première à être adoptée en Algérie, et la baie de Bou Ismail
a fait l’objet de l’étude car elle reçoit en permanence des apports d’oueds chargés en matière
en suspension. Ce qui aide à mieux apprécier l’influence de la matière particulaire en
suspension sur le signal télédétecté de la chlorophylle, ou à mettre en cause d’autres
phénomènes pouvant être à l’origine de la perturbation de ce signal.
Cette étude est abordée dans quatre chapitres comme suit :
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