Conclusion Générale
48
Conclusion générale:
La production est le résultat final de toute activité économique. Elle est fonction des facteurs
capitaux investis et la main d’œuvre. Dans le secteur de la pêche, la production halieutique
dépend de l’effort de pêche consenti, néanmoins, à l’échelle nationale, les apports en produits
de la mer n’obéissent plus à cette règle, puisque l’effort de pêche en terme de flottille, de
marins et de jours de mer ne cesse d’augmenter, alors que la production diminue. Si cette
dernière se trouve en quantité réduite, la répercussion sur le marché se ressent. Dans les ports
de pêche de la baie de Bou Ismail, la vente de poisson se fait par un certain nombre de
négociants qui activent en tant que mandataires sans qu’ils soient mandatés, ceci déjà peut
créer une confusion entre les premiers maillons de la chaine de commercialisation et les
autres, qu’ils soient mareyeurs ou détaillants. Le circuit de commercialisation s’étale sur
plusieurs intervenants et de là, les marges bénéficiaires s’alourdissent et affectent ainsi le prix
à la consommation.
Ces commerçants opèrent en plein air sur les quais, l’utilisation de la pêcherie ne semble pas
les intéresser. Ils dénoncent son exiguïté et le manque de praticabilité. Cependant, les
quantités écoulées échappent au contrôle et au suivi, d’autant plus que le système de vente
pratiqué est celui de la muette, ce qui décourage la maitrise des prix qui ne sont plus
transparents. Le jeu de l’offre et de la demande est ainsi faussé dans un marché de libre
concurrence.
Cet ensemble de carences dans le système de commercialisation de poisson dans la zone
d’étude contribue à la désorganisation de cette activité et par conséquent, les prix du produit
de la pêche qui augmentent en raison de la faiblesse quantitative de la production halieutique,
auront tendance à augmenter beaucoup plus face à cette situation désagréable en aval de
l’activité de pêche.
Précédent

La commercialisation des produits de la pêche dans la baie de Bou Ismail: - 48/55

Suivant