Chapitre III
Résultats et Discussions
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surface de l'eau jusqu'à 35 m de profondeur ; la limite inférieure de l’herbier de M'zara Ouest
est située à 34 m de profondeur (Semroud et al., 2004). Les herbiers du sud de la baie d’Annaba
peuvent atteindre 25 m de profondeur (Vaissiere et Fredj, 1963), par contre les herbiers d’Ain
Achir (Annaba) se retrouvent entre 5 et 10 m de profondeur (Derbal et Kara, 2011).
3.7 Les récifs barrières de l’herbier à Posidonia oceanica en Algérie
Le récif barrière de l’herbier à Posidonia oceanica est considéré comme un paysage marin
caractéristique de la mer Méditerranée. Il a été décrit pour la première fois par Molinier et
Picard en 1952 (Semroud et al., 2004). Un récif barrière est bordé, coté côte, par un lagon, en
général occupé par Cymodocea nodosa et Zostera noltii ; coté large, il se prolonge normalement
par un herbier en pente douce. Au printemps et en été, lorsque la longueur des feuilles est
maximale, celles-ci s’étalent à la surface, matérialisant l’extension du récif barrière (Vuignier,
1990). En Algérie, des récifs barrières ont été signalés à El Kala (Plage Vergès, sortie du
chenal) (Pergent et al., 1990), à l’Anse de Kouali (Molinier et Pricard, 1953 ; Le Gall, 1969), à
Sidi Fredj (Molinier et Pricard, 1953). A Madagh (Oran), il existe un herbier dense qui se
présente sous forme d’un récif barrière avec une limite supérieure de 0.1 et 0.3 m de profondeur
(Hussein, 2014).
3.8 État de Santé des herbiers à Posidonia oceanica en Algérie
L’herbier à Posidonie se trouve profondément dégradé à proximité de la ville et des
infrastructures industrielles. Les aménagements littoraux entrainent la diminution de la bande
littorale ce qui cause la disparition des habitas d’herbier (Semroud, 1993). A travers la côte
oranaise les herbiers à Posidonie ont nettement régressés pendant les 50 dernières années. Le
développement des infrastructures touristiques notamment dans la région d’Ain El Turck, Cap
Falcon et Madagh II ont entrainé la dégradation de l’herbier de ces sites. Par ailleurs, la
pollution thermique observé au niveau de la centrale thermique d’Arzew est la cause principale
de la disparition de l’herbier au niveau de cette zone (Ouled Ahmed, 1994 ; Hussien, 2014). A
Mostaganem, l’herbier de Salamandre n’est pas en très bon état de santé contrairement à celui
de Stidia (Adjal et Difallah, 2017). Sur les côtes de Ain Témouchent l’herbier de l’île
Rachgoun se retrouve relativement stable avec un taux de recouvrement élevé (Ramos et al.,
2016).
La pollution urbaine et domestique constitue l’une des principales causes de la dégradation des
herbiers de Posidonie (Ramade, 1993). En effet, la concentration des populations dans les
régions côtières a pour corollaire une urbanisation anarchique au niveau de ces zones (Ramade,
Résultats et Discussions
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surface de l'eau jusqu'à 35 m de profondeur ; la limite inférieure de l’herbier de M'zara Ouest
est située à 34 m de profondeur (Semroud et al., 2004). Les herbiers du sud de la baie d’Annaba
peuvent atteindre 25 m de profondeur (Vaissiere et Fredj, 1963), par contre les herbiers d’Ain
Achir (Annaba) se retrouvent entre 5 et 10 m de profondeur (Derbal et Kara, 2011).
3.7 Les récifs barrières de l’herbier à Posidonia oceanica en Algérie
Le récif barrière de l’herbier à Posidonia oceanica est considéré comme un paysage marin
caractéristique de la mer Méditerranée. Il a été décrit pour la première fois par Molinier et
Picard en 1952 (Semroud et al., 2004). Un récif barrière est bordé, coté côte, par un lagon, en
général occupé par Cymodocea nodosa et Zostera noltii ; coté large, il se prolonge normalement
par un herbier en pente douce. Au printemps et en été, lorsque la longueur des feuilles est
maximale, celles-ci s’étalent à la surface, matérialisant l’extension du récif barrière (Vuignier,
1990). En Algérie, des récifs barrières ont été signalés à El Kala (Plage Vergès, sortie du
chenal) (Pergent et al., 1990), à l’Anse de Kouali (Molinier et Pricard, 1953 ; Le Gall, 1969), à
Sidi Fredj (Molinier et Pricard, 1953). A Madagh (Oran), il existe un herbier dense qui se
présente sous forme d’un récif barrière avec une limite supérieure de 0.1 et 0.3 m de profondeur
(Hussein, 2014).
3.8 État de Santé des herbiers à Posidonia oceanica en Algérie
L’herbier à Posidonie se trouve profondément dégradé à proximité de la ville et des
infrastructures industrielles. Les aménagements littoraux entrainent la diminution de la bande
littorale ce qui cause la disparition des habitas d’herbier (Semroud, 1993). A travers la côte
oranaise les herbiers à Posidonie ont nettement régressés pendant les 50 dernières années. Le
développement des infrastructures touristiques notamment dans la région d’Ain El Turck, Cap
Falcon et Madagh II ont entrainé la dégradation de l’herbier de ces sites. Par ailleurs, la
pollution thermique observé au niveau de la centrale thermique d’Arzew est la cause principale
de la disparition de l’herbier au niveau de cette zone (Ouled Ahmed, 1994 ; Hussien, 2014). A
Mostaganem, l’herbier de Salamandre n’est pas en très bon état de santé contrairement à celui
de Stidia (Adjal et Difallah, 2017). Sur les côtes de Ain Témouchent l’herbier de l’île
Rachgoun se retrouve relativement stable avec un taux de recouvrement élevé (Ramos et al.,
2016).
La pollution urbaine et domestique constitue l’une des principales causes de la dégradation des
herbiers de Posidonie (Ramade, 1993). En effet, la concentration des populations dans les
régions côtières a pour corollaire une urbanisation anarchique au niveau de ces zones (Ramade,
