Chapitre I
Généralités
6
1.4 Reproduction
1.4.1 Reproduction asexuée
Posidonia oceanica se multiplie surtout de manière asexuée, par allongement des rhizomes, par
division des faisceaux et par bouturage (Molinier et Picard, 1952). Ce processus est
particulièrement lent ; le rhizome orthotrope croit d’environ un centimètre par an et le rhizome
plagiotrope augmente de 3.5 à 7.5 cm par an (Cinelli et al., 1995).
1.4.2 Reproduction sexuée
Les floraisons et les fructifications de Posidonia oceanica sont peu fréquentes. Les fleurs sont
hermaphrodites de couleur vert très clair et elles se confondent toujours avec les feuilles. Quatre
à dix fleurs sont groupées par une inflorescence au sommet d’un pédoncule floral de 10 à 30
cm de long (Giraud, 1977). L’herbier de Posidonie fleurit en automne et donne des fruits
appelés olive de mer au printemps. Il faut 6 à 9 mois pour que les fruits murissent ; ils se
détachent et flottent un certain temps, puis tombent sur le fond ou échouent sur les plages
(Boudouresque et al., 2006). Si les fruits tombent sur le fond et si les paramètres du milieu sont
favorables la germination d’un embryon libéré par la déhiscence du fruit peu avoir lieu (Gambi
et al., 1996).
1.5 Exigences écologiques
Les Posidonies peuvent approcher de très près la surface de la mer. Dans les baies abritées et à
marée basse, leurs feuilles peuvent mêmes dépasser cette surface (Boudouresque et Meinesz,
1982), L’extension bathymétrique maximale des herbiers à Posidonia oceanica (ou limite
inférieure) se situe entre 30 et 40 m de profondeur en eaux claires. Quand les eaux sont
particulièrement transparentes, l’espèce peut se maintenir jusqu’à plus de 45 m de profondeur
(Pergent-Martini et Le Ravallec, 2007). Dans ce cas, l’intensité lumineuse disponible au fond
devient l’un des facteurs les plus importants pour sa répartition et sa densité (Elkalay et al.,
2003). Posidonia oceanica est extrêmement sténohaline et disparaît lorsque la salinité est
inférieure à 33 p.s.u. d’où son absence totale dans la mer de Marmara (21-27‰), des étangs
saumâtres et du voisinage de l’embouchure des fleuves côtiers (Ben Alaya, 1972 ; PergentMartini et Le Ravallec, 2007). Ce constat est confirmé au niveau des embouchures des oueds
en Algérie. L’espèce semble mieux résister aux salinités élevées, tel que 41‰ qui constitue sa
limite supérieure de tolérance (Ben Alaya, 1972). En revanche, l’espèce supporte des écarts
thermiques relativement importants pour un végétal marin (Boudouresque et Meinesz, 1982).
Généralités
6
1.4 Reproduction
1.4.1 Reproduction asexuée
Posidonia oceanica se multiplie surtout de manière asexuée, par allongement des rhizomes, par
division des faisceaux et par bouturage (Molinier et Picard, 1952). Ce processus est
particulièrement lent ; le rhizome orthotrope croit d’environ un centimètre par an et le rhizome
plagiotrope augmente de 3.5 à 7.5 cm par an (Cinelli et al., 1995).
1.4.2 Reproduction sexuée
Les floraisons et les fructifications de Posidonia oceanica sont peu fréquentes. Les fleurs sont
hermaphrodites de couleur vert très clair et elles se confondent toujours avec les feuilles. Quatre
à dix fleurs sont groupées par une inflorescence au sommet d’un pédoncule floral de 10 à 30
cm de long (Giraud, 1977). L’herbier de Posidonie fleurit en automne et donne des fruits
appelés olive de mer au printemps. Il faut 6 à 9 mois pour que les fruits murissent ; ils se
détachent et flottent un certain temps, puis tombent sur le fond ou échouent sur les plages
(Boudouresque et al., 2006). Si les fruits tombent sur le fond et si les paramètres du milieu sont
favorables la germination d’un embryon libéré par la déhiscence du fruit peu avoir lieu (Gambi
et al., 1996).
1.5 Exigences écologiques
Les Posidonies peuvent approcher de très près la surface de la mer. Dans les baies abritées et à
marée basse, leurs feuilles peuvent mêmes dépasser cette surface (Boudouresque et Meinesz,
1982), L’extension bathymétrique maximale des herbiers à Posidonia oceanica (ou limite
inférieure) se situe entre 30 et 40 m de profondeur en eaux claires. Quand les eaux sont
particulièrement transparentes, l’espèce peut se maintenir jusqu’à plus de 45 m de profondeur
(Pergent-Martini et Le Ravallec, 2007). Dans ce cas, l’intensité lumineuse disponible au fond
devient l’un des facteurs les plus importants pour sa répartition et sa densité (Elkalay et al.,
2003). Posidonia oceanica est extrêmement sténohaline et disparaît lorsque la salinité est
inférieure à 33 p.s.u. d’où son absence totale dans la mer de Marmara (21-27‰), des étangs
saumâtres et du voisinage de l’embouchure des fleuves côtiers (Ben Alaya, 1972 ; PergentMartini et Le Ravallec, 2007). Ce constat est confirmé au niveau des embouchures des oueds
en Algérie. L’espèce semble mieux résister aux salinités élevées, tel que 41‰ qui constitue sa
limite supérieure de tolérance (Ben Alaya, 1972). En revanche, l’espèce supporte des écarts
thermiques relativement importants pour un végétal marin (Boudouresque et Meinesz, 1982).
