Partie I
Chapitre IV : Contexte de la zone d’étude
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Mostaganem, où elle atteint 800 m de profondeur, sur sa bordure. Elle est étroite devant les
caps (moins de 10 km) et s’élargit dans les baies (jusqu’à 40 km).
Entre Oran et El Marsa, la pente continentale est très forte (10 à 16%) et remarquablement
linéaire et étroite (dans la région d’Arzew, la bathymétrie commence à 200 m en amont et chute
brusquement à 2600 m de profondeur environ 10 km plus bas). Elle est coupée par des canyons
lisses et peu profonds perpendiculaires à la côte, et reste assez linéaire. D’après la topographie
lisse de la pente, nous supposons que cette partie de la marge est constituée des mêmes unités
géologiques que celles que l’on trouve à proximité sur la terre ferme, c’est-à-dire les unités
telliennes composées principalement de marnes tendres ou de nappes de flyschs.
De plus, les variations de la morphologie du talus pourraient indiquer la présence de
matériel volcanique, comme cela a été décrit à terre dans cette région et dans certains
échantillonnages off-shore (Duggen et al., 2004).
L’activité volcanique du Miocène (Comas et al., 1999) souligne également la présence
d’une zone à faille. Dans l’ensemble, ces observations sont en accord avec les observations
structurelles, le modèle de sismicité de Bezzeghoud et Buforn, 1999, qui indiquent la présence
d’une grande zone de glissement horizontal à Oran.
IV.3 Cadre hydrogéologique et climatique
IV.3.1 Paramètres climatologique
La détermination des paramètres climatologiques contribue significativement à la
compréhension de l’évolution morpho-dynamique de la zone d’étude. Les paramètres les plus
déterminants sont, la précipitation et la température, or ces deux derniers, restent voisins et
uniformes dans toute la zone. Les précipitations conditionnent les apports liquides et/ou solides
entrainés jusqu’à la mer par les oueds, les apports détritiques d’origine terrestre sont repris,
transportés et déposés sur le plateau continental par de différents agents. Tandis que les
fluctuations des températures provoquent l’assèchement des sédiments sur le haut de plage,
ce qui facilite le transport éolien des sédiments.
Les données climatiques sont fournies par l’O.N.M. : Observations allant de 2004 jusqu’à
2017, et de la compagne MEDATLAS (1995-2004).
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