Introduction générale
1
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Les zones côtières sont des milieux complexes abritant un précieux patrimoine naturel qui
combinent à la fois les domaines terrestres et marins. Ces zones, de par leur richesse, ont toujours
attiré et stimulé le processus de migration et d’urbanisation conduisant au développement des
mégapoles (Barragán et de Andrés, 2015). Cependant, des études menées, notamment par le
Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat (GIEC), ont démontré que les
changements climatiques entraînent une élévation du niveau de la mer et une augmentation des
fréquences des tempêtes, impactant de manière alarmante ces zones côtières (Nicholls et
Cazenave, 2010; Wong et al., 2014) à la fois sur le plan naturel et socio-économique. En effet, le
scénario le plus optimiste établi prédit une élévation de 0.25 à 0.55 m d’ici 2100 (IPCC, 2021).
Il est aussi à noter que le taux d'érosion marine est deux fois supérieur à celui de l'élévation
du niveau de la mer (Leatherman et al., 2000). En effet, l’érosion marine, conjuguée aux fortes
fréquences de tempête, mettra en péril les villes côtières qui risqueront d’être inondées. Cette
situation suscite un intérêt dans la communauté scientifique (Cazenave et Le Cozannet, 2013). Il
a été prédit qu'au cours des 50 prochaines années au moins, 30% des résidences situées à moins de
200 m du trait de côte pourraient être sévèrement affectées par l'érosion (Leatherman, 2018).
À l’échelle régionale, les zones côtières du pourtour méditerranéen sont également menacées
par le changement climatique (IPCC, 2021). L’Algérie, avec plus de 1600 Km de côte, ne fait pas
exception. Plusieurs études (Larid, 2002; Ayadi et al., 2015; Kermani et al., 2016; Salem Cherif
et al., 2019; Bougherira et al., 2020;) ont été menées à l'échelle de la côte algérienne et ont rapporté
que la tendance générale est plutôt érosive. Par ailleurs, la côte algérienne est l’une des plus
peuplées du bassin méditerranéen, avec environ 40% de la population vivant sur un territoire
représentant à peine 1.9% de la superficie du pays, entrainant ainsi, une forte concentration des
activités (51% des industries y sont localisées), des infrastructures et équipements (PAC, 2009).
Compte tenu des enjeux omniprésents, Mihoubi et al., 2014; Rabehi et al., 2018; Bengoufa et
al., 2018; Chaib et al., 2020 ont démontré que certaines zones de la côte algérienne sont
vulnérables avec différentes intensités. Cet état des lieux met en exergue le fait que les risques
d’érosion côtière constituent actuellement une préoccupation de plus en plus prégnante et que la
vulnérabilité n'en est qu'accrue. Par conséquent, la stratégie nationale algérienne de Gestion
Intégrée des Zones Côtières (GIZC) s'est fixée parmi ces objectifs de mettre en place un
1
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Les zones côtières sont des milieux complexes abritant un précieux patrimoine naturel qui
combinent à la fois les domaines terrestres et marins. Ces zones, de par leur richesse, ont toujours
attiré et stimulé le processus de migration et d’urbanisation conduisant au développement des
mégapoles (Barragán et de Andrés, 2015). Cependant, des études menées, notamment par le
Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat (GIEC), ont démontré que les
changements climatiques entraînent une élévation du niveau de la mer et une augmentation des
fréquences des tempêtes, impactant de manière alarmante ces zones côtières (Nicholls et
Cazenave, 2010; Wong et al., 2014) à la fois sur le plan naturel et socio-économique. En effet, le
scénario le plus optimiste établi prédit une élévation de 0.25 à 0.55 m d’ici 2100 (IPCC, 2021).
Il est aussi à noter que le taux d'érosion marine est deux fois supérieur à celui de l'élévation
du niveau de la mer (Leatherman et al., 2000). En effet, l’érosion marine, conjuguée aux fortes
fréquences de tempête, mettra en péril les villes côtières qui risqueront d’être inondées. Cette
situation suscite un intérêt dans la communauté scientifique (Cazenave et Le Cozannet, 2013). Il
a été prédit qu'au cours des 50 prochaines années au moins, 30% des résidences situées à moins de
200 m du trait de côte pourraient être sévèrement affectées par l'érosion (Leatherman, 2018).
À l’échelle régionale, les zones côtières du pourtour méditerranéen sont également menacées
par le changement climatique (IPCC, 2021). L’Algérie, avec plus de 1600 Km de côte, ne fait pas
exception. Plusieurs études (Larid, 2002; Ayadi et al., 2015; Kermani et al., 2016; Salem Cherif
et al., 2019; Bougherira et al., 2020;) ont été menées à l'échelle de la côte algérienne et ont rapporté
que la tendance générale est plutôt érosive. Par ailleurs, la côte algérienne est l’une des plus
peuplées du bassin méditerranéen, avec environ 40% de la population vivant sur un territoire
représentant à peine 1.9% de la superficie du pays, entrainant ainsi, une forte concentration des
activités (51% des industries y sont localisées), des infrastructures et équipements (PAC, 2009).
Compte tenu des enjeux omniprésents, Mihoubi et al., 2014; Rabehi et al., 2018; Bengoufa et
al., 2018; Chaib et al., 2020 ont démontré que certaines zones de la côte algérienne sont
vulnérables avec différentes intensités. Cet état des lieux met en exergue le fait que les risques
d’érosion côtière constituent actuellement une préoccupation de plus en plus prégnante et que la
vulnérabilité n'en est qu'accrue. Par conséquent, la stratégie nationale algérienne de Gestion
Intégrée des Zones Côtières (GIZC) s'est fixée parmi ces objectifs de mettre en place un
