Discussion des résultats
Partie III
Chapitre IX :
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Chapitre IX
Discussion des résultats
IX.1 Discussion générale
Dans l’absence d'études portant sur l'extraction automatique du trait de côte et la détection
de la couverture terrestre côtière, plusieurs études (Ayadi et al., 2015; Bougherira et al., 2020;
Bougherira et Ghodbani, 2020; Bouhmadouche et Hemdane, 2016; Kermani et al., 2016; Salem
Cherif et al., 2019) ont rapporté que le littoral algérien est soumis à une érosion considérable.
De plus, plusieurs auteurs (Bengoufa et al., 2018; Chaib et al., 2020; Mihoubi et al, 2014;
Rabehi et al., 2018) ont affirmé qu'il connaît un haut degré de vulnérabilité. Cet état des lieux
a suscité l’intérêt des autorités et développé une vocation institutionnelle pour la mise en œuvre
des outils de gestion et de suivi de l’environnement côtier.
Les institutions qui collectent les données sur le littoral algérien (CNL, APPL, ANRH,
ONM direction de l’environnement, etc.), travaillent de manière indépendante, sans méthodes
standardisées de suivi et de partage des données, avec un manque de coordination entre elles
(Khelil et al., 2019). Actuellement, les 14 Conservatoires Nationaux du Littoral (CNL)
d'Algérie surveillent le trait de côte en utilisant des méthodes traditionnelles telles que les
enquêtes de terrain ou la numérisation manuelle. Ces méthodes sont considérées, soit
chronophages nécessitant des ressources logistiques et humaines, soit subjectives et imprécises,
ce qui pourrait conduire à une évaluation erronée et donc à une gestion inefficace du trait de
côte. Dans ce contexte, les études de surveillance côtière doivent continuer à influencer les
politiques publiques (Romine et al., 2009).
La disponibilité croissante des données satellitaires a transformé la façon dont nous
utilisons les analyses de télédétection pour comprendre, surveiller et atteindre les Objectifs de
développement durable (Objectif de 2030). Le lancement de satellites équipés de capteurs dans
les gammes micro-ondes et optiques du spectre électromagnétique a grandement facilité la
cartographie et monitoring de ces zones en vue de la prévision des risques. Ainsi, la mise à jour
fréquente des informations à des fins de surveillance est possible. Il s'agit donc d'une alternative
aux méthodes traditionnelles, à savoir la photogrammétrie et l'investigation in-situ.
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